Bifurcations biographiques et sens de nos vies

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Bifurcations biographiques et sens de nos vies

Bifurcations biographiques : « La volonté de tout plaquer illustre un nouveau rapport eu temps. » L’époque de la mondialisation favorise la mobilité, professionnelle ou autre. Elle valorise les projets à court terme et le moment présent, au détriment du passé et de l’avenir. Voici une synthèse de l’analyse du sociologue Marc BESSIN tirée de l’hebdomadaire « La Vie ».

Bifurcations biographiques : les étapes

Tout plaquer pour simplement changer de vie et s’autoriser à donner du sens à sa vie ? Sortir de la route initialement choisit, ou pas ? Changer de vie pour vivre en harmonie avec ses aspirations ?

Je vous propose de réfléchir au sens que vous donnez à  votre vie et à vos envies de tout plaquer pour laisser vivre vos bifurcations biographiques en lisant cet article. Je vous donne rendez-vous à la fin de l’article.

Les « bifurcations biographiques », comme on appelle les changements radicaux de vie, suscitent l’envie du public et l’enthousiasme des médias. Ils sont aussi le reflet d’une époque qui ringardise les projets à long terme. L’avis d’un sociologue.

Évènements marquants dans la vie d’un individu

La vie. « Tout plaquer », cela porte un nom en sociologie : la bifurcation biographique. Qu’en disent les spécialistes des sciences sociales ?

Bifurcations biographiques : Les étapes

Marc BESSIN. Les sociologues ne partagent les mêmes paradigmes pour analyser les ruptures et les évènements de la vie. Ceci étant, pour définir les bifurcations biographiques, nous retenons plusieurs éléments dans les étapes marquantes d’une existence : leur caractère imprévisible, leur relative soudaineté et leur inscription dans la durée, autrement dit leur irréversibilité. On distingue aussi les évènements subis par les individus, comme échapper à la mort, vivre une maladie grave, subir un accident ou un licenciement, de ceux pour lesquels ils participent activement, comme le fait, justement, de « tout plaquer », même si évidemment le sociologue peut trouver des explications dans son passé ou ses origines relativisant le choix de celui qui bifurque ainsi. En tout cas, ces séquences vont entrainer une remise en question des valeurs des individus concernés les amenant à aborder autrement l’existence.

On relève aussi dans une bifurcation biographique le fait qu’un évènement dans une sphère d’activité ait des répercussions sur les autres. La subjectivité y joue un rôle important. Ce qui va être banal pour les observateurs ne va pas l’être forcément pour la personne qui affronte une situation. Tout va dépendre de la capacité de l’individu à faire face à l’inattendu.

Mais aussi de l’échelle d’analyse, pour laquelle la métaphore de la focale est appropriée. Si on regarde de très près, un bouleversement qui se produit dans la vie d’une personne va très vite sembler exceptionnel, alors que si on l’observe au regard de l’ensemble du parcours on va souvent se rendre compte que cette rupture était prévisible dans la trajectoire de cet individu.

Alors pourquoi certaines personnes décident-elles de partir ?

Bifurcations biographiques : les étapes

Bifurcations biographiques : les étapes

M.BNotre rapport au temps a beaucoup changé. Dans la période d’après-guerre, on était dans une conception du temps stable orienté vers le futur, porté par la notion de progrès, très linéaire et prévisible. Il s’agissait aussi d’un temps « masculin », quantifiable…On fait une seule chose à la fois. C’est le travail qui prime, et les autres aspects du travail sont occultés, notamment la vie de famille. Avec la féminisation du monde du travail, la problématique d’un temps « féminin » a fait irruption dans la « double journée » des femmes qui doivent faire preuve d’une constante disponibilité temporelle. Le temps « masculin » linéaire est remis en question ; les incertitudes sont plus présentes aujourd’hui, notamment dans un contexte de crise, qui empêche de se projeter dans l’avenir.

La vie programmée était l’objectif il y a 30 ans, mais plus maintenant. On sait désormais que l’on ne va pas faire carrière dans la même entreprise et que l’on n’exercera pas tout le temps le même métier. Ce qui était marginal et stigmatisé durant les années 1970 ne l’est plus aujourd’hui : il existe des possibilités plus grandes de changer radicalement, parce que cela correspond aussi aux structures capitalistes qui valorisent le court terme, le temps présent, la nouveauté, la surprise, le renouveau systématique, et qui ringardisent ce qui se construit dans la durée. Ce « présentéisme » est problématique pour une société, dans son rapport au passé et à l’avenir. Et l’on peut considérer que le fait de tout plaquer est une autre illustration de ce nouveau rapport au temps.

Époque 1970 :

Depuis quand la sociologie s’intéresse-t-elle à ce phénomène et peut-on vraiment parler de phénomène de société ?

M.B. pendant très longtemps, la sociologie a privilégié l’étude des stabilités. Les ruptures étaient ainsi laissées à la marge, du fait aussi de leur lien avec la subjectivité et les émotions, alors considérées comme ne relevant pas de la démarche scientifique. Aujourd’hui, il est plus légitime d’étudier l’exceptionnel, et le domaine des émotions est maintenant bien abordé par les sciences sociales. Dès lors, on peut s’intéresser aujourd’hui à ceux qui « plaquent tout » alors que les gens concernés par ces changements de vie sont très minoritaires. Et ce phénomène n’est pas non plus nouveau : pendant les années 1970, les « établis », ces étudiants gauchistes qui se faisaient embaucher dans les usines pour « servir le peuple », lui correspondaient. Les reconversions professionnelles  volontaires sont en tout cas très minoritaires, mais elles n’en constituent pas moins un phénomène social intéressant.

Partir de zéro ?

Existe-t-il un profil type des personnes qui décident de changer de vie ?

Bifurcations biographiques : mon argent…

Bifurcations biographiques : les étapes

M.B. Attention à la généralisation ! Prendre la décision de changer  radicalement de vie suppose certaines prédispositions sociales et culturelles, un réseau. Cela suppose aussi que la personne en question puisse prendre le risque de tout quitter.

L’argent est évidemment un facteur important, mais pas seulement, ce sont les dispositions culturelles et sociales surtout. On ne repart jamais de zéro, on commence une autre étape avec les capitaux (sociaux notamment) que l’on possédait déjà. Quelqu’un de pauvre et précaire est toujours à zéro, et son choix de partir ailleurs pour tenter sa chance demeurera invisible et restera inaperçu en tant que changement de vie radical.

Pourquoi cet appétit pour l’étranger ?

M.B. C’est une banalité de dire  que dans une société mondialisée, la mobilité en province ou à l’étranger est devenue une pratique courante. Mais elle est loin d’être généralisée et correspond à une strate sociale plutôt supérieure, même si des programmes universitaires comme Erasmus y ont fortement contribué. Partir à l’étranger est valorisé socialement, pour acquérir une nouvelle langue ou de nouvelles compétences. C’est un risque à prendre, et si l’on revient, on pourra toujours le considérer comme une expérience bénéfique.

Trajectoire de formation ou cursus de vie

Y a-t-il une contradiction entre l’enthousiasme que semblent susciter les bifurcations biographiques et la réalité du monde dans lequel nous vivons ?

Bifurcations biographiques : les étapes

M.B. Notre système ne prévoit pas aujourd’hui des changements de vie profonds, car on ne conçoit pas la possibilité de revenir en arrière. Contrairement au système canadien, par exemple, qui est beaucoup plus souple, en France, tout notre avenir se joue au collège ou au lycée.

Un jeune en difficulté qui quitte le système scolaire de manière précoce ne pourra pas facilement reprendre ses études et sera considéré en échec et voué à une carrière professionnelle difficile et précaire. Avec un  tel système de formation, on entretient une vision très linéaire du temps, les possibilités de bifurquer sont minimes.

J’éclaire votre CV !

Dans le monde du travail, on rencontre les mêmes difficultés : un CV avec des trous ou des écarts de trajectoire est suspect. C’est très paradoxal d’applaudir les changements abrupts de vie alors qu’on ne cesse de valoriser le parcours classique  et précoce (bac, études supérieures, emploi). Les métiers changent et la société aussi. Mais nos institutions scolaires et professionnelles, les critères des entreprises sur la carrière de leurs employés ne suivent pas. IL faudrait introduire plus de flexibilité dans nos parcours en se formant tout au long de notre vie, sans pour autant renforcer la précarité. (Interview de FLORIENCIA VALDES ANDINO)

Mutation, formation et « Rupture biographique »

Notre société actuelle est en pleine mutation. Pas facile de se situer face aux bouleversements multiples actuels. Le système français par rapport au système canadien annonce un retard quant à l’adaptation des besoins d’une population en demande de formation. Cet article sur les bifurcations biographiques me rappelle mon parcours quand j’ai changé radicalement d’orientation professionnelle à la fin des années 1970.

Quelque part, j’ai tout plaqué, les étiquettes reçues, les préjugés, pour me lancer dans l’aventure, cette inconnue, en quittant ce qui était écrit dans ma biographie. En changeant de métier je pensais me disperser, le nez dans le guidon, c’est un jury lors d’un concours qui m’a fait remarquer le fil rouge logique de mon parcours, ce qui rejoint l’hypothèse de la rupture dans la trajectoire d’un individu. Cette expérience n’est qu’un microcosme de la véritable « Rupture biographique » mais l’essence en reste la même.

J’aurai l’occasion de revenir sur ce sujet avec le concept de cette nécessité de se former tout le long de notre vie pour s’épanouir et pouvoir faire face à cette société actuelle en mouvance. Afin d’engager ce débat, faites-moi part de vos expériences, de vos questionnements, de vos projets de bifurcations biographiques, modestes ou même grandioses.

 

22 Commentaires

  1. La Dryada Jessica 30/08/2013 at 18:11 - Reply

    Bonsoir Hélène ,

    C’est vrai qu’à certains carrefours de la Vie , on voudrait tout envoyer valser …mais il vaut peut-être mieux ne pas faire cela sur un coup de tête , que cela soit mûrement réfléchi …
    L’idée m’a quelques fois effleuré …

    Amitiés

    Jessica

    • Hélène Hug 30/08/2013 at 20:30 - Reply

      Bonsoir Jessica,

      Dans le parcours d’une vie il y a forcément des carrefours ou il est nécessaire de s’arrêter pour savoir dans quelle direction se diriger.

      Tu as raison, il est nécessaire de se poser avant toute décision importante.
      L’article fait référence à des changements radicaux de vie mais est aussi valable pour les changements de cap moins spectaculaires mais tout aussi important.

      Tout changement de cap demande de la réflexion.

      Mais même murement réfléchi et organisé, un projet de bifurcation peut être précipité par des décisions prises devant une situation donnée, le grand saut avant l’heure en quelque sorte…Je te rassure, on s’en sort.

      Je te remercie car tu me donne l’idée d’un article sur le sujet et ce sera basé sur du vécu bien sur.
      Belle soirée à toi,

      Hélène

      • La Dryada Jessica 31/08/2013 at 11:32 - Reply

        Bonjour Hélène ,

        Dans ces changements de cap , il s’avérera utile de faire attention aux signes/messages envoyés par l’Univers :je veux parler de ces synchronicités , qui à l’instar de panneaux/flèches de signalisation vont nous indiquer la direction , la marche à suivre … ce sont des clins d’oeil que la Vie/le Hasard nous met sur notre chemin …

        Tout un chacun sera toujours libre de suivre ou non ces indications … la Vie , en tous les cas , sait mieux que quiconque ce qui est bénéfique pour notre croissance , notre évolution , et en fin de compte notre bien-être …

        L’inconnu=le changement nous fait peur parfois …et il est vrai que cela peut nous tomber dessus sans crier gare …les aléas de la Vie en somme …nous n’en sommes jamais vraiment à l’abris …la Vie nous incite au changement , sans quoi nous pourrions nous enliser et ne plus avancer …il y a quelque années , j’ai été amenée à déménager d’une région à une autre :c’était assez déstabilisant et il m’a fallu beaucoup de temps pour m’en remettre et trouver de nouveaux repères …

        Je t’en prie … là réside aussi l’intérêt des échanges :à inspirer les autres !
        🙂

        Belle journée (sous la pluie)

        Amicalement

        Jessica

        • Hélène Hug 01/09/2013 at 15:16 - Reply

          Bonjour Jessica,

          Tu soulève quelles questions de fond. Ce que l’univers nous suggère demande notre attention trop souvent détournée pas une vie trop trépidante. Notre intuition est reliée à l’univers et/ou l’univers est relié à notre intuition. Les deux se confondent…
          La peur de l’inconnu nous arrête souvent quand nous devons prendre une décision importante et inévitable. Et bien sur la vie nous rattrape…
          Si tu as déménagé dans une région sans en avoir eu le choix, oui trouver ses repères est un peu plus long. Le temps d’adaptation est plus ou moins long selon le parcours de vie (son histoire) la personne.
          Le soleil brille aujourd’hui 😉

  2. Marie 30/08/2013 at 18:38 - Reply

    Bonsoir Hélène,

    J’apprécie la référence à la revue Sciences Humaines, dont les contributeurs sont de qualité.

    Sujet inattendu mais qui me concerne au plus haut point.
    Je manque d’air si je ne bifurque pas, mais ce n’est pas chronologique ! J’ai toujours bifurqué en mêlant des activités et des relations sociales totalement étrangères les unes aux autres. Géographiquement n’en parlons pas.
    La vie linéaire m’étouffe littéralement. Si tu savais quel est mon métier…
    Bifurquer est rarement un choix libre, généralement, mais contraint.
    Pour moi c’est une manière de survivre.

    A bientôt.
    Marie.

    • Hélène Hug 30/08/2013 at 20:45 - Reply

      Bonsoir Marie,

      Voici bien des années que j’apprécie la revue “Sciences humaines” pour ces dossiers traités.
      Sujet inattendu ? J’en suis ravie si j’ai su te surprendre.

      Une chose m’ennuie quand tu dis que cette une manière de survivre. Je te comprend tout à fait. La vie linéaire ne me convient pas non plus. J’ai bifurqué bien des fois et je sens que ca va encore m’arriver.

      Dans ce que tu évoque, je me reconnais quelque peu, sois dit en passant, cet article m’a interpellé sinon je ne l’aurais pas partagé. Il y aura d’ailleurs une suite. Le sujet étant assez complexe, il mérite d’être davantage approfondit.

      Tu m’intrigue sur ton métier…Moi je suis de formation infirmière de secteur psychiatrique avant d’avoir été maroquinière.
      Bifurquer de façon contrainte, oui ca peut arriver, parfois nous n’avons pas le choix, mais à soi de rectifier le tir pour en tirer le meilleur parti.

      Belle soirée,

      Hélène

  3. Cécile 30/08/2013 at 21:48 - Reply

    Bonjour,
    Ça fait 20 ans que j’ai quitté la France (quand j’y pense…j’ai encore du mal à réaliser), a cause d’une histoire d’amour qui tournait mal. Depuis j’ai eu la vie que je n’aurais jamais eu si j’étais restée. J’y pense souvent. J’ai tout refait depuis le début, même mes études, qui d’ailleurs n’existent même pas en france.
    Aux États Unis on me prend pour une française et en france pour une américaine. Une hybride..

  4. Hélène Hug 30/08/2013 at 22:14 - Reply

    Bonsoir Cécile,

    Bravo pour ton parcours Cécile, j’en conclue que ta décision t’as conduite vers une route que tu n’imaginais même pas. Tout recommencer à zéro demande du courage et de la persévérance à toute épreuve.
    Tu n’es pas une hybride mais tout simplement toi avec tes propres valeurs.
    Avoir le courage de conduire sa vie aux meilleurs de ses intérêts est le principal.
    Être bien avec soi-même permet de mieux servir les siens.

    Belle soirée et au plaisir de te répondre,

    Hélène

  5. sylviane 31/08/2013 at 05:32 - Reply

    Bonjour Hélène

    Je reviendrai sur cet article qui m’éveille beaucoup de commentaires et d’intérêt mais comme tu sais je suis en partance donc je voulais juste de faire ce petit mot pour dire combien j’apprécie le thème et comme je suis une grande “bifurqueuse” je t’en parlerai au retour

    • Hélène Hug 31/08/2013 at 07:46 - Reply

      Bonjour Sylviane,

      Comme je l’ai écrit à Marie, il y aura une suite sur ce sujet complexe.
      Merci pour ton petit coucou et te souhaite un beau voyage ou tu vas engranger de beaux souvenirs à partager.
      Au plaisir de te lire très bientôt.

  6. Nicole 31/08/2013 at 06:53 - Reply

    Bonjour Hélène,
    cet article m’interpelle aussi car durant ma vie, j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies. Dans le travail aussi bien que géographiquement. Et je suis heureuse de ses choix qui m’ont fait grandir.

    • Hélène Hug 31/08/2013 at 07:54 - Reply

      Bonjour Nicole,

      Oser quitter sa zone de confort pour vivre ses choix apportent de grandes satisfactions personnelles.
      Ce sont ces choix comme tu le mentionne qui enrichissent une existence pleine d’expériences à partager. Bifurquer “géographiquement” va de pair avec le reste 😉

  7. Dorian 01/09/2013 at 13:18 - Reply

    Bonjour Hélène,

    Merci pour ces réponses. Je suis sceptique sur les prédispositions à partir. Il y en a certes mais beaucoup partent ou changent radicalement de vie après une prise de conscience ou prennent la décision de partir après une discussion entre amis alors qu’il n’en était pas question auparavant. Cela dépend de bien des facteurs et je pense que c’est un vrai plus d’oser partir à l’aventure aujourd’hui.

    Bien amicalement,
    Dorian

    • Hélène Hug 01/09/2013 at 15:36 - Reply

      Bonjour Dorian,

      Bienvenue sur ce blog et merci pour ton commentaire.
      Si on écoute vraiment son moi profond, n’avons nous pas tous ces prédispositions à partir ?
      Tu me fais me souvenir qu’il y a bien longtemps j’ai tout plaqué suite à un raz le bol gigantesque : mari, travail, amis, tout…Juste en emportant une valise et mon fils (très jeune à l’époque)Pour aller 800 km plus loin, (bon ce n’était pas l’étranger…)Pour respirer.

      La décision de partir était au fond de moi depuis longtemps s’en oser passer à l’action et puis un jour…Le bouchon saute.

      Pour ceux qui changent radicalement de vie, c’est un long cheminement qui doit s’opérer avant.
      Beaucoup rêvent de changer de vie mais delà à concrétiser…Il y a de la marge.

      Amicalement,

  8. charlotte 01/09/2013 at 17:22 - Reply

    Bonsoir Hélène,

    Changer de vie, changer de pays, cela m’est arrivé 😉 La 1ere fois je ne l’ai pas choisi, c’était une obligation.

    Mais la 2eme, je l’ai décidé et programmé . Je savais que je le ferais dés mon arrivée..Mais 3 ans, pour que ce projet murisse, il nous fallait le sud,
    Nous avons quitté le nord, dans des conditions limites, sans capitaux. Mais nous avions une énergie et une volonté incroyables. Nous ne l’avons jamais regretté… 😛
    J’ai aussi changé plusieurs fois de secteurs d’activité en créant de nouvelles sociétés.

    Intéressant ton article, tu m’as fait refaire mon parcours et revoir toutes mes bifurcations. Quel voyage… ❗

    Amicalement

    Charlotte

    • Hélène Hug 02/09/2013 at 08:24 - Reply

      Bonjour Charlotte,

      Comme quoi certains sujets d’articles nous font revivre nos parcours. Tu peux donc constater tout le chemin que tu as parcouru avec énergie et te dire que tu as réussis. Bravo !

      Amicalement,

  9. Jean-Luc (de Moralotop) 02/09/2013 at 06:24 - Reply

    Hélène, tu soulignes un point important : bifurquer, ce n’est pas repartir de zéro car chacun conserve ses acquis, notamment “sociaux”.

    Tout l’art est de puiser dans ces acquis pour transformer l’essai et repartir sur autre chose, dans de bonnes conditions.

    Tout ceci me parle, ô combien !
    (Encore un bel article, Hélène)

    • Hélène Hug 02/09/2013 at 08:35 - Reply

      Bonjour Jean-Luc,

      Merci du compliment, ça donne le moral (normal tu me diras venant de Moralotop) 😉

      Plus nous avons d’acquis, plus il est facile d’envisager dans de bonnes conditions nos futures bifurcations comme tu l’écris. La vie nous fait engranger bien des expériences nous rendant toujours plus fort.
      Ah quand ta prochaine bifurcation ? 😀

  10. Janine Césaire 05/09/2013 at 15:55 - Reply

    Bonsoir Hélène
    J’ai souvent bifurqué dans ma vie aussi bien sur le plan sentimental que professionnel et même si le vertige m’a souvent saisie au moment de franchir le pas , je ne l’ai jamais regretté par la suite
    Janine

    • Hélène Hug 05/09/2013 at 16:21 - Reply

      Bonjour Jeanine,

      Bienvenue et merci pour ce premier commentaire.
      Bifurquer dans sa vie quel qu’en soit les domaines peut effectivement donner le vertige.

      N’as tu pas remarqué qu’il fallait un temps d’adaptation après avoir franchi le pas ?

      Amicalement,

  11. sylviane 13/09/2013 at 08:57 - Reply

    Bonjour Hélène

    Comme promis me revoilà pour commenter cet article puisque je suis une grande “bifurqueuse”

    J’ai choisi quelques fois de changer radicalement de vie puisque je me suis installée, désinstallée et réinstallée à l’étranger au gré des divorce,on a beaucoup bifurqué puisque j’ai des cousins un peu partie dans le monde et je crois avoir hérité de ce côté “aventurier”. Les changements qui ont compté dans ma vie ont toujours été positifs même si dans les années 70/80 il était plutôt mal vu de sauter dans les pays et emplois

    Aujourd’hui je sais que cela a été une valeur ajoutée pour tous mes employeurs mais surtout pour moi alors n’hésitez pas à courir le risque mais soyez toutefois prudent aventurier mais pas suicidaire

  12. Hélène Hug 13/09/2013 at 11:24 - Reply

    Bonjour Sylviane,

    La grande voyageuse est de retour…

    Les voyages forment la jeunesse dit-on…Oui, comme tu le souligne, “bouger” rajoute une valeur ajoutée à notre cursus. Installée, désinstallée…, j’ai connu, ces bifurcations permettent à notre capacité d’adaptation de se renforcer devant tout changement positif ou négatif.

    Mis à part tes voyages, tu es posée maintenant ? Changer radicalement ne doit pa toujours être évident mais comme tu semble être une grande aventurière…

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