Chemin de vie, sens et cohérence de nos parcours

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Chemin de vie, sens et cohérence de nos parcours

Chemin de vie : Pourquoi aller chercher ailleurs ce qui se trouve sous notre nez ? Pourquoi réinventer la roue puisqu’elle existe déjà ? Etant actuellement en pleine création pour un futur ebook (entre autre), j’ai plongé dans mes vieilles malles du passé et y ai dégoté quelques trésors…Partage d’un trésor, bon allez deux. Pourquoi ce partage ? Au fil de votre lecture vous allez en comprendre la suite logique.  

Voici le premier : Je suis tombé sur petit résumé que j’avais écrit au sujet d’un livre que j’avais lu lorsque j’avais mis en place avec quelques amies, un fond de bibliothèque pour la paroisse de ma commune.

Chemin de vie, Monique Boissard

Monique Boissard

Le voici : {Cet été j’ai lu avec grand intérêt le témoignage de Monique Brossard Le grand, « Chienne de vie je t’aime ». Qui d’entre nous ne s ‘est jamais posée la question  s’il vivait selon ses convictions, si sa vie avait un sens et d’avoir aussi le courage de vivre comme sa conscience et son cœur l’y pousse?

Monique est chirurgien et un soir en regardant un film sur le Cambodge, c’est le déclic, elle décide d’aller soigner les réfugiés cambodgiens en Thaïlande. Elle quitte tout pour se mettre au service des plus démunis. Pendant 3 mois, elle vit dans un univers de souffrances et de privations.

Elle en revient avec cette réflexion : « L’expérience que je viens de vivre m’a trop apporté pour que je l’en ferme égoïstement  dans mes souvenirs, au contraire, je veux m’ouvrir aux autres et partager cette richesse nouvelle, en France ou ailleurs, avec ceux qui n’ont pas eu la chance de découvrir encore cette autre dimension que nous portons tous au fond de notre cœur ».

Chemin de vie :

Et nous, quelle expérience vivons nous quand nous répondons présent ? N’avons-nous pas tous la même vocation, et si différente soit-elle de celle de Monique, osons nous la vivre pleinement ? Monique a osé et ne sait pas laisser abattre lorsque qu’elle devenue paraplégique suite à une fièvre tropicale. « Qu’importe, je veux guérir et repartir pour l’humanitaire ». Que la lecture de cet ouvrage fasse vibrer vos cordes intérieures}. (Résumé écrit en 1985)

N’y a-t-il pas sens et cohérence ? Dans mon chemin de vie actuel, voilà que je me retrouve à vous écrire régulièrement. Maintenant voici une vidéo pour continuer la réflexion sur nos chemins de vie, sur le sens de nos parcours et faisant écho au dévouement que ces personnes peuvent déployer envers les causes humanitaires et sociales.

Voici maintenant le deuxième trésor :

Chemin de vie, sens et cohérence de nos parcours : écrit datant de ma première expérience en milieu hospitalier :

Chemin de vie, Pour Fatima

Dédié à Fatima

Quand je t’ai vu la première fois,

Je n’osais t’approcher,

J’étais comme paralysée,

Je n’avais jamais imaginé

Qu’une telle détresse puisse exister.

Quand je devais t’apporter des soins,

De toutes mes forces spirituelles,

J’ai prié Dieu de faire un miracle,

Oui, j’ai exigé un miracle.

Ton corps recroquevillé sur ton lit blanc,

Criait la révolte, la souffrance,

Comme j’aurais aimé que ce soit un cauchemar,

J’ai demandé aussi à Dieu de te laisser partir en paix,

Je ne voulais plus te voir ainsi,

Des semaines, des mois…

Nous soignants, en bonne conscience,

N’avons jamais oublié de remplir

Ta poche gastrique de cette bouillie blanche,

Dont l’odeur ma soulevait le cœur.

Fatima, à 25 ans, tu as déjà parcouru

Tellement de chemin…

Te voilà arrivée maintenant,

Tu reposes en paix,

J’en suis soulagée,

Même si mon cœur reste lourd.

Je ne pourrais jamais oublier tes yeux noirs,

Seuls points vivants de ton corps meurtri.

Tes yeux noirs,

Que pensaient-ils ?

Que voyaient-ils ?

Que disaient-ils ?

J’eu eu beau plonger dans ce regard,

Je n’ai jamais vu un seul signe de révolte,

Tout dans ce regard,

Etait résignation.

Fatima, merci pour cette leçon de vie.

(1985, HH)

Que d’humilité et de courage, nos vies sont faites de rencontres nous apportant bien des trésors. Chemin de vie, sens et cohérence de nos parcours, venez partager vos trésors d’expériences.

14 Commentaires

  1. Bernadette GILBERT 13/09/2013 at 13:32 - Reply

    Bonjour Hélène,
    Après Christine, hier, c’est toi qui m’arraches des larmes. Je connais pourtant bien le milieu des handicapés -plutôt mentaux que physiques- et j’y ai fait mes apprentissages de l’amour et même du goût de la différence. L’un de mes frères fait partie de la communauté de l’Arche de Jean Vannier depuis 40 ans. Il y est entré comme assistant, mais je sais qu’il était plus profondément malade que les gens dont il s’occupait et que ceux-ci l’ont fait grandir.
    Le poème est aussi de toute beauté !
    Je crois que ces initiatives de rencontre entre enfants et handicapés est essentielle et je trouve si triste que l’intégration en milieu scolaire soit encore si difficile sous prétexte qu’on assiste alors à un nivellement par le bas. Je hais cette expression qui ne veut rien dire quand on sait à quel point l’intelligence du coeur prime sur l’autre. Mais le comprendre est tout un chemin !
    Merci Hélène et à bientôt !

    • Hélène Hug 13/09/2013 at 14:39 - Reply

      Bonjour Bernadette,

      De tout cœur, je te souhaite la bienvenue et merci pour ton intervention.
      Ton frère a un magnifique parcours.
      Oui, j’ai pu constater que l’intégration scolaire d’enfants handicapés étaient bien difficile. Dans ma pratique passée (ca commence à dater), c’était l’éducateur ou l’infirmière du centre de soins ou l’enfant était pris en charge qui accompagnait l’enfant en classe durant le cours.(C’était des enfants autistes)
      Je me souviens de la richesse des échanges avec les enfants trisomiques lors de stages.

      Handicapés mentaux, physiques, souffrances, et nous bien portants, c’est cette diversité qui nous enrichie. A nous d’être vigilant en se polarisant sur l’intelligence du cœur. Tu as un bel exemple près de toi.
      Quand au poème : tant d’années passées pour enfin arriver à le partager… 😉

      Amicalement,

  2. La Dryada Jessica 13/09/2013 at 20:23 - Reply

    Bonsoir Hélène ,

    Quel beau poème émouvant que tu partages avec nous … ainsi qu’une belle leçon de Vie …
    Etre actif dans un milieu hospitalier requière des traits de caractère qui ne sont pas donnés à tout un chacun , il me semble … Il faut savoir être humain tout en se blindant pour ne pas sans arrêt se laisser submerger par l’émotion …
    Est-ce que je le définis plus ou moins bien ?
    Les personnes handicapées , invalides , faibles ont eux aussi leur place en ce monde , mais trop souvent , ils sont mis à l’écart au lieu de faire partie intégrante de la société …
    Dans certains villages en France , ils sont intégrés au sein de la population , des cas exceptionnels donc …

    Une toute belle nuit Hélène

    Jessica

  3. Hélène Hug 14/09/2013 at 09:17 - Reply

    Bonjour Jessica,

    Tu as un bonne définition. Savoir rester humain, oui mais se “blinder” : une petite nuance, que tu ais de l’émotion dans ta vie quotidienne devant une situation pénible est normale, en tant que professionnel c’est autre chose.

    Tous ces professionnels savent garder une distance, cela fait partie de l’apprentissage du métier et n’enlève en rien leur humanité bien au contraire.Savoir gérer ses émotions est capital pour rester efficace. Mon explication est très simplifiée.

    Bien au début de l’exercice de mes fonctions (via le poème, j’ai fait fonction d’aide soignante pendant un mois d’été juste avant d’être en formation infirmière, j’avais bien du mal à maitriser mes émotions avec des nuits blanches à m’interroger sur ce que je voyais.J’en ai tirée ma force pour la suite.

    Belle journée,

  4. Jean-Luc (de Moralotop) 15/09/2013 at 15:16 - Reply

    Il est des milieux où le travail est délicat : à l’hôpital bien sûr mais aussi avocats, magistrats, handicapés, et plus généralement, toutes les personnes confrontées à une certaine misère humaine.

    Le seul moyen pour ces “pros” de rester efficaces, et d’assister du mieux possible les personnes en demande, est alors, non d’épouser totalement leurs causes, mais au contraire de se doter d’une carapace, de se “blinder”… pour durer.

  5. Hélène Hug 15/09/2013 at 17:15 - Reply

    Bonsoir Jean-Luc,

    Oui il y a des milieux ou le travail est délicat et ceci demande d’être au clair avec ses émotions. Savoir ne pas s’imbiber de leur “causes” en sachant prendre du recul. Cela s’acquiert avec l’expérience.

    Le terme carapace me gêne un peu, je dirais plutôt une solidité intérieure pour pouvoir justement rester humain tout en ayant une parfaite (enfin presque) maîtrise de ses propres émotions.

    Merci Jean-Luc pour tes remarques pertinentes.

  6. hannah@technique Tipi 18/09/2013 at 21:00 - Reply

    Bonjour Hélène,
    Je suis toujours admirative de ces missions que l’on
    reçoit sans laisser notre mental prendre le dessus.
    C’est ce que j’appelle suivre le chemin de son coeur

  7. Hélène Hug 19/09/2013 at 08:58 - Reply

    Bonjour Hannah,

    En voilà une merveilleuse expression “suivre le chemin de son cœur”,
    merci de ta visite et à bientôt 😉

  8. Sco!@couple routine 23/09/2013 at 14:27 - Reply

    Bonjour Hélène,

    Quelle belle leçon de vie. De quoi se plaint-on?

    Je suis sans mots.

    Merci de nous avoir présenté cet article et cette vidéo.

    Amicalement,

    Sco!

  9. Hélène Hug 23/09/2013 at 18:36 - Reply

    Bonsoir Sco!,

    Sans mot…Je vois cela….

    Je n’en dirai qu’un, merci Sco! (non ca fait deux!)

    C’est vrai, certaines situation nous laisse sans voix.

    Amicalement,

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