Conte en offrande de Noël, pour rêver comme des enfants

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Conte en offrande de Noël, pour rêver comme des enfants

Conte de prince et de princesse pour réveiller votre âme d’enfant, ça vous tente ? Cependant ne vous fiez pas aux apparences qui sont parfois trompeuses. Je vous laisse apprécier et méditer sur ce que ce joli conte nous enseigne.

Un conte pour rêver

La belle et le monstre

Il était une fois un roi et une reine très malheureux parce qu’il avait un fils monstre, mi-homme, mi- bête.

Arrivé à l’âge de se marier, il dit à sa mère :

  • Mère, je veux prendre épouse comme tout le monde.
  • La reine lui répondit, triste et amer :
  • Mon fils, quelle femme voudrait t’épouser !

Alors le fils devint méchant :

  • Mère, si dans huit jours je ne suis pas marié, je te dévorerais.

La reine, folle de douleur, s’en alla dans la montagne ou elle savait une pauvre qui vivait misérablement avec ses 3 filles.

  • Femme, ta souveraine vient te supplier de donner une de tes trois filles à mon fils. Je te donnerai tout l’argent que tu voudras.

La femme avait être très pauvre, elle ne voulait pas de l’argent d’une de ses filles malheureuses.

Mais la reine su la toucher avec sa peine et elle repartit avec l’ainée des filles.

En chemin, elles passèrent dans un vieux chemin et rencontraient une vielle qui les arrêta pour demander à la fille ou elle allait d’un pas si décidé.

La fille lui répondit avec orgueil :

  • Écarte-toi, vieille, tu ne sais donc à qui tu parles ?

Le lendemain, au château, on fi vite la noce car ses chances là, quand elles se présentent, il ne faut pas les laisser réfléchir trop longtemps.

Le soir les époux sans faire de jaloux. Alors, en le regardant de plus près et dégrisé de son ambition, la fille de la femme lui montra tout le dégoût qu’il lui inspirait.

Blessé, son époux la croqua.

Conte en offrande de Noël, pour rêver comme des enfants

Huit jours après, le fils monstre demanda une nouvelle épouse.

Voilà sa mère obligée de retourner quêter la femme de la montagne pour avoir une autre de ses filles.

Elle céda encore devant la peine de la reine qui repartie avec le seconde.

En passant devant le vieux chemin, elles trouvèrent la même vieille qui demanda à la fille ou elle allait d’un pas si décidé.

  • Écarte toi, vieille, ce que je fais ne regarde pas le bas peuple.

Le lendemain elle se trouvait mariée au prince monstre. Et le soir, sur une grimace, son époux n’en fit qu’une bouchée.

Quinze jours après, le fils monstre demanda une nouvelle épouse à sa mère qui, résignée, retourna à la femme de la femme de la montagne.

Elle eut la dernière fille de la femme.

En passant devant le vieux chemin, elles trouvèrent la même vieille qui demanda à la fille ou elle allait d’un pas si lent.

  • Ah ! Pauvre vieille, c’est mon dernier voyage de vivante. Je regarde bien tout ce que je vais perdre car, là où je me rends, se trouve la mort.
  • Alors la vieille lui répondit :
  • Je suis sorcière et je veux t’aider. Écoute ce que je vais te dire. Pour le jour de ta noce, fait toi acheter trois robes : une sera blanche, une autre violette et une autre bleue. Tu les passeras l’une sur l’autre et lorsque ton époux te diras : « déshabille-toi », tu lui diras : « déshabille-toi aussi, mais avant moi. » Et tu feras comme ça jusqu’à la dernière robe.

 

Le lendemain elle était devenue la princesse au prince monstre et, le soir, ils se trouvèrent seuls dans leur chambre.

La fille de la femme ne montra aucune frayeur.

  • Déshabille-toi, lui ordonna son époux.
  • Déshabille-toi, mais avant moi, lui répondit-elle.

Il hésita à peine devant le sourire encourageant de son épousée

S’y résignant il enleva sa peau velue.

Dessous, il y en avait une autre.

La fille enleva sa robe blanche.

  • Déshabille-toi.
  • Déshabille-toi aussi, mais avant moi.

Le monstre ôta sa seconde peau velue. La fille de la femme enleva sa robe violette.

  • Déshabille-moi.
  • Déshabille-toi aussi mais avant moi.

Alors, il se fit un grésillement sur le corps du monstre et sa peau velue se craquela, tomba et laissa place à une douce peau blanche de beau prince charmant. La fille de la femme retira sa robe bleue. Ils allèrent au lit et, faute de robe, mon conte se trouve fini.

Ce conte est tiré de l’ouvrage :

« Contes, récits et légendes des pays de France rassemblés par Claude Seignolle. (Contes populaires du Limousin).

 

2016-12-16T13:03:30+00:00 Par |Categories: Autres, Bonheur|Tags: , , , , |10 Commentaires

10 Commentaires

  1. Cat 24/12/2014 at 20:14 - Reply

    Ma chère Hélène,
    j’ai lu avec plaisir ce joli conte. Des problèmes de santé m’ont tenue éloignée de l’ordinateur et j’ai beaucoup de retard dans les lectures 🙁
    Je viens te souhaiter de passer de très belles fêtes remplies de joie et d’amour
    Toutes mes plus belles pensées pour toi!
    Cat

    • Helene Hug 24/12/2014 at 20:47 - Reply

      Ma chère Cat,

      Un merci chaleureux pour ta visite. Je te souhaite vivement de retrouver la santé. C’est ce que nous avons de plus précieux au monde ;-).
      Je viens de faire les éloges de ton blog auprès de ma petite sœur Cat.
      Passe aussi des fêtes joyeuses et remplie d’amour.
      Je te fais une place dans mon cœur dans ces moments de fêtes 😉 !

  2. allouche 27/12/2014 at 14:59 - Reply

    merci Hélène
    ce conte me permet de revivre certains moments de mon jeune age et m’a permis de me remémorer quelques souvenirs agréables.merci encore et sans oublier de vous présenter mes meilleurs voeux
    hayette

    • Helene Hug 27/12/2014 at 18:09 - Reply

      Bonjour Hayette et bienvenue 😉 !

      Nous gardons tous une âme d’enfant, faisons-lui une petite (voir une grande) place dans nos vies. Les contes ont leur utilité, aussi bien pour les petits que pour les grands. La vie nous offre ses souvenirs heureux comme pour compenser ceux moins heureux.

      Belle et heureuse année à vous Hayette avec des étoiles étincelantes parsemant votre vie de joies multiples.

  3. La Dryada 27/12/2014 at 14:52 - Reply

    Merci pour ce conte Hélène , dont le sens peut se résumer ainsi : ouvrons nos yeux et notre Coeur aux signes et messagers de la Vie , nombreux sont~ils placés sur notre chemin , dont le seul et unique but est de nous faire avancer , tout en préservant notre bien~être …

    Puisses~tu terminer cette année en toute Beauté et que la suivante soit selon tes souhaits les plus chers

    Chaleureusement
    ~Jessica~

    • Helene Hug 27/12/2014 at 17:54 - Reply

      Bonjour Jessica,

      La vie s’est parée de sa plus majestueuse robe encore une fois, pour nous enseigner une magnifique leçon. Sachons accueillir tous ces messagers et sachons les voir surtout 😉

      Merci pour tes souhaits, ma missive t’envoie les miens.
      Que ton art puisse continuer à nous enchanter.

      Tu es notre bonne étoile qui brille au firmament des cœurs.

  4. Dorian 02/01/2015 at 21:31 - Reply

    Bonjour Hélène,

    Amusante histoire ! Quoiqu’un petit peu glauque…
    Côté morale, j’ai du mal à la trouver même si je comprends que bien que la fatalité semble advenir, il y a toujours des solutions et de l’espoir.
    Bien amicalement,
    Dorian

    • Helene Hug 05/01/2015 at 00:02 - Reply

      Bonsoir Dorian,

      C’est un conte (ancien) qui nous fait cependant rêver par le voyage dans nos imaginaires propres à chacun de nous.

      Les contes sont là pour nous emmener dans des sphères inatteignables dans le réel mais oh combien salvateurs !

      A bientôt Dorian,

  5. Marie@Nourriture Sante 05/01/2015 at 12:44 - Reply

    Bonjour Hélène,

    Très bonne année à toi et ta famille, et succès à tous tes projets…

    Donc la beauté peut se trouver partout, même là où on ne voit que laideur.
    Mais il faut des subterfuges !
    Je me demande ce qu’un enfant ressentirait en lisant ce conte.

    A bientôt.
    Marie.

    • Helene Hug 05/01/2015 at 23:42 - Reply

      bonsoir Marie,

      Merci chaleureusement pour tes vœux que je renouvelle en ta faveur.

      A chacun de nous de se rappeler ses souvenirs d’enfants à la lecture de certains contes.

      En ce qui me concerne, le conte du Petit chaperon rouge m’a toujours angoissé de part la fin de l’histoire : coupé le ventre du loup pour récupérer le petit chaperon rouge. Et celui-ci de se faire manger par le loup a été dur a accepté. Mais de toujours m’imaginer des solutions de rechange comme le loup se repentant et rendant l’enfant qu’il avait avalé… par exemple.

      L’essentiel est que toutes ses histoires ont une belle fin et nous fasse réfléchir.
      Reste la question : certains contes sont-ils écrits pour les enfants ?

      Quelqu’un pourra répondre à cette question, j’en suis sure. Il me semble avoir lu dans le passé que certains contes avaient été écrits pour les adultes et non pour les enfants.
      D’après Bruno Bettelheim dans “Psychanalyse des contes de fées, l’enfant ne serait pas traumatisé par leur contenu.
      Les contes permettent de construire des bases pour faire face à des situations futures.

      Merci Marie et à bientôt,

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