Parcours de vie et réalisation de soi, du vécu

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Parcours de vie et réalisation de soi, du vécu

Parcours de vie et réalisation de soi : voici une magnifique citation pour planter le décor : « La réussite, c’est le processus par lequel on s’efforce de devenir ‘plus’. C’est la possibilité de se développer sur le plan affectif, social, spirituel, psychologique, intellectuel et matériel, tout en apportant quelque chose de positif aux autres. La route qui mène à la réussite est toujours en construction. C’est un parcours progressif, non un but final à atteindre. » Anthony Robbins

État des lieux d’une tranche de vie

Le vilain petit canard et parcours de vie

Pour faire suite au précédent article, voici une petite touche de vécu : Votre vie a-t-elle un sens ? Etes-vous heureux, vous sentez-vous épanoui, en clair, que voudriez-vous changer dans votre vie ? Dans les années 70 il n’était pas rare d’entendre par exemple qu’une fois mariée, il fallait suivre son mari dans ses idées et se consacrer à lui. Si, si je l’ai entendu ! Mon tempérament rebelle de vilain petit canard s’est très mal adapté à cette vue de l’esprit. C’était cela mon parcours de vie ?

Côté matériel, c’était un bon départ, une maison en construction, lui était maçon, moi maroquinière.

Côté affectif, c’était tout de même un mariage d’amour, heureusement allez-vous me dire, même si à peine adulte on ne sait pas toujours où l’on met les pieds mais ceci est une autre affaire.

Côté psychologique, ayant revêtue le statut de madame, je me suis sentie élevée socialement. Ah j’oubliais, côté spirituel ? Je me suis mariée à l’église, j’ai fait plaisir à toute la famille et à moi aussi évidemment. Allais-je donc m’épanouir dans ce nouveau parcours de vie ?

Parcours de vie et réalisation de soi : prise de conscience

Me sentant dépoussiérée d’un parcours de vie difficile avant mariage, je me suis sentie poussée des ailes côté professionnel. Ayant exercée pendant 7 années pour une même entreprise, entreprise ou j’ai appris mon métier de maroquinière, j’ai commencé en tant qu’apprentie (apprentie se disait à l’époque arpète ) à 14 ans, j’avais une envie furieuse d’acquérir d’autres savoirs en ce domaine.

Après avoir rondement donné ma démission, je me suis perfectionnée en travaillant dans des entreprises de renom. Sacs à mains, portefeuilles, porte-documents n’avaient plus de secrets pour moi. Je caressais le projet d’avoir mon propre atelier mais voilà qu’une grosse prise de conscience pointait son nez. Pas de fond personnel, manque de culture générale (complexe de ne pas avoir fait d’études ?), mais surtout un gros malaise de ne pas être à ma place. Pourquoi ?

Bilan et élément déclencheur à la bifurcation

Parcours de vie d'une maroquinière, des sacs par millier sont passé entre mes mains

Ce métier de maroquinière m’a été imposé à la sortie de l’école, ainée de 6 enfants, la vie n’était guère facile même si mon père c’était élevé professionnellement, d’horloger/bijoutier indépendant il est devenu ingénieur et a participé aux recherches du premier poumon artificiel. D’être confrontée très tôt au monde du travail forge le caractère.

Un an après avoir été embauché en tant qu’apprentie maroquinière, vint la disparition soudaine de mon père plongeant la famille dans le désarroi et c’est ainsi que je suis devenue « le pain à gagner » pour 7 personnes, la cadette me rejoignant un an plus tard et ainsi de suite pour la troisième.

C’est en forgeant que l’on devient forgeron, me voici avec un bagage lourd en expérience sur la vie de famille et aussi de chef de famille, n’ayons pas peur des mots, c’est du vécu et j’en suis fière mais pas suffisant à mon épanouissement personnel. Me voilà mariée mais ca ne fait pas tout.

La venue d’un enfant m’a accaparé quelque temps ayant choisi de cesser mon activité professionnelle pour l’élever. Oui mais voilà j’avais tout le loisir de réfléchir…A mon avenir. Plus haut je vous faisais par de ce complexe de ne pas avoir fait d’études, complexe ou soif de savoirs…Allez savoir, peu importe. Mon métier que je n’avais pas choisi n’était pas en accord avec mes passions enfouies au fil des années.

Un vaste chantier d’introspection m’attendait pour mon prochain parcours de vie : hors de question de rester « une gentille fille obéissante écoutant les bons conseils de sa famille en étant une épouse attentive et ne faisant pas de vagues ». Oh quelle phrase, reprenez-votre souffle ! Je ne l’ai pas encore dit mais ne voyez-vous rien venir à l’horizon ? Je lâche ? Voilà : mariage raté, plouf. L’enfant ? Pas raté du tout ! (Humour) Heureusement il était là, mais malheureusement comment j’allais continuer mon parcours de vie ?

Action/Réaction-Nouveau projet

1er essai sur un coup de tête:

Petite tranche de parcours de vie : Partir avec son enfant sous le bras, quitter son emploi, quitter sa région pour se réinstaller ailleurs, tout plaquer d’un coup, je l’ai fait mais cette action n’a pas du tout été satisfaisante, ni pour mon entourage ni pour moi, ce n’était pas la bonne stratégie. Rien n’avait été pensé, cette action a juste servie à faire baisser la pression de la cocotte-minute que j’étais devenue. J’ai donc repris ma place de « gentille fille » en changeant de stratégie, en réfléchissant et en m’organisant avec la prise en compte de mes véritables aspirations pour mon parcours de vie à venir.

2ème essai murement réfléchi et abouti :

Parcours de vie et apprentissageGrosse tranche de parcours de vie : ma première des aspirations étaient de reprendre des études. Le hic : et la rentrée d’argent ? Reprendre des études et après ? Il fallait que je me rende à l’évidence, je ne serai jamais médecin, chirurgien, chef d’orchestre, quoi trop d’ambitions ? C’est l’ambition qui fait vivre et nous porte dans nos projets de parcours de vie.

Dans une première étape je redeviens élève en prenant des cours par correspondance par l’intermédiaire du CNED sur plusieurs années tout en m’investissant dans des activités sociales histoire de garder l’esprit ouvert et alerte.

En parallèle j’ai cherché comment m’orienter professionnellement puisque j’avais pris la décision de changer de métier étant plus en corrélation avec mes aspirations profondes. Après avoir remué ciel et terre, une sacré aubaine s’est présentée à moi, « tout vient à point à qui s’est attendre ». Une formation rémunérée et un métier à la clé dans mon parcours de vie! Rien que cela ! Le père Noel était passé, vous y croyez-vous au père Noel ? Moi, oui la preuve…

C’est ainsi que j’ai préparé le concours d’entrée en IFSI (Institut de Formation en soins Infirmiers) pour suivre la formation d’infirmier de secteur psychiatrique (ISP), qui n’existe plus actuellement étant remplacé par un diplôme d’état unique (IDE) pour les soins généraux et les soins en psychiatrie (c’est dommage mais c’est un autre débat). Et la suite…Je suis devenue infirmière en prenant mon envol cette fois avec succès.

Le vilain petit canard est arrivé à destination

Le vilain petit canard est arrivé à destination

Voilà ma grande bifurcation dans les grandes lignes de mon parcours de vie. Inutile de vous dire que j’ai bien souvent été obligé de quitter ma zone de confort. La réalisation de soi demande d’avoir le courage de regarder sa vie en face et de braver les « qu’en dira-t-on ». Mise sur des rails qui ne me convenaient pas, il a fallu du temps pour murir et mener à bien un projet de vie plus conforme à ce que je suis.

Imaginer (ce n’est qu’une image bien sûr) que vous soyez dans un Avion en partance pour la chine sans que l’on vous ait demandé votre avis, vous allez sauter en vol ? Vous êtes bien obligé d’attendre que l’avion se pose pour ensuite envisager comment vous allez vous envoler pour le canada, destination choisie par vos soins cette fois. Imaginez la suite, Il va vous falloir du temps, des moyens et toute votre attention pour arriver à vos fins. Le mot de la fin : Oser bifurquer pour sauver sa vie. Le vilain petit canard est heureux dans son parcours de vie un peu sinueux, mais oh combien enrichissant.

Et vous quel a été l’élément déclencheur dans vos bifurcations de vie? Que vous inspire cette phrase : Réussir sa vie ?

8 Commentaires

  1. Bonjour Hélène,
    Très joli ce look pour ton blog.
    Lorsque j’étais très jeune j’étais déjà rebelle. Je n’acceptais pas que l’on m’impose des choses que je trouvais injustes ou inutiles. J’ai été renvoyée de plusieurs écoles pour finir en pensionnat de bonnes sœurs. Alors là ça a été le pompon, je me souviens que j’étais collée chaque week-end et que je ne rentrais que durant les vacances scolaires.
    Je m’ennuyais beaucoup à l’école.
    Plus grande je me suis mariée pour partir de la maison car je ne pouvais pas faire ce que je voulais. Là ce fut une erreur car une fois mariée et un enfant on a les mains et poings liés.
    C’est en faisant des erreurs que l’on progresse dans sa vie.
    Je pense avoir malgré tout durant ma vie réaliser ce que je souhaitais.
    Belle et douce journée.
    Danièle

    • Hélène Hug 03/09/2013 at 13:48 - Reply

      Bonjour Danièle,

      Merci pour ce compliment, au fil du temps l’oiseau fait son nid.

      Étrangement je me retrouve dans ce que tu évoque de ton parcours. Le pensionnat, les colles, les milliers de lignes à écrire, avec 4 stylos d’une main ca allait plus vite 💡 .
      Si tu t’ennuyais à l’école, soit tu étais une surdouée et tu n’était pas à ta place ou l’enseignement n’était pas à la hauteur, j’ai eu une enseignante, étant aussi la directrice du pensionnat ou j’étais, qui avait la passion de ce qu’elle transmettait et du coup, tout était intéressant et captivant(sauf les lignes qu’elle me collait par mille à la fois).

      Se marier pour fuir un certain contexte est une erreur souvent commise.
      Le plus intelligent et l’idéal serait déjà d’apprendre à vivre avec soi et seul(e) ne serait-ce pour se connaitre et savoir ou l’on veut mener sa barque. La vie en décide parfois autrement 😉 .

      Bien amicalement,

  2. franckwylliams 04/09/2013 at 05:57 - Reply

    Le cliché de la femme qui suit son mari comme un toutou est dépassé sans doute et fort heureusement parce que la femme à acquit mine de rien une indépendance quelle n’avait vraiment pas auparavant.(mais contrairement à ce qu’on croit elle perdure pour les idées politique …)

    Dans ton cas même si tu n’a pas conscience, avec la maroquinerie, que tu avais de l’or dans les mains tu as sans doute entraperçu le marché du luxe qui t’a fait flipper (c’est un autre monde), mais fallait-il vraiment se préoccuper de ta culture générale…En fait pourquoi avoir créé un problème avant qu’il n’arrive …sans doute n’étais-tu pas prête pour cela, mais il faut avouer que le projet d’avoir un atelier perso était une sacrée idée !

    La vie est un » long fleuve tranquille » pour certain qui se trouverons très bien dans leur situation actuelle, je connais un tas de couples qui font un boulot ennuyeux à mourir, mais qui sont bienheureux d’avoir leur salaire en fin de mois, ils se plaisent dans cette routine sans vraiment avoir d’autre ambition, sont-ils malheureux pour autant non je ne pense pas ….
    Pour les autres, la vie en sera tout autrement, ce sera des tas de projets qui prendront le temps de murir pour les épanouire.
    En fait, je pense que c’est un état d’esprit que d’autres n’auront pas, à l’âge que j’ai, je suis incapable de déterminer pourquoi c’est ainsi et pourquoi certaines personnes n’arrivent jamais à être bien.

    En fait pourquoi décide-t-on d’entreprendre certaines choses alors que parfois elles ne sont pas nécessaires (j’ai changé plusieurs fois de métier …), peut-être se complique-t-on la vie plus que les autres finalement pour arriver à trouver notre voie … je ne sais pas !

    Pour ta part il semblerait qu’écouter les bons conseils des autres soit difficile lol je pense sans vraiment te connaître que ça n’est pas ton style, en fait tu me fait penser à quelqu’un qui toute sa vie aura pris à chaque fois les mauvaises solutions ….parce qu’on les lui a soufflées…et parce quelles ne venaient pas d’elle …. 🙄

    Pour ma part, je crois que chacun à son parcours de vie, et surtout chacun ambitionne la vie qu’il se fabrique , je suis partisan du principe des actions, des effets , des conséquences (un peu l’effet papillon)

    En tout cas chapeau pour se parcourt de vie …
    Amicalement

    PS : Le CNED, nous sommes pratiquement de la même génération,et je me suis aussi essayé au CNED mais sans succès j’ai trouvé ça très dure, mais sans doute pas assez pour à l’époque récidiver en faisant une capacité en droit :mrgreen:

    • Hélène Hug 04/09/2013 at 11:26 - Reply

      Bonjour Frank,

      Merci pour ce long commentaire, tu as la plume légère ce matin.
      Je ne parlerai pas de politique ici, d’ailleurs je suis nulle en ce domaine, à chacun ses compétences et ses passions.

      Je le sais bien que j’avais de l’or dans les mains mais vois-tu il y a des choix à faire, surtout quand ca ne suit pas autour de soi. Après avoir calculé le pour et le contre et au regard du contexte de l’époque, et avec le recul à ce jour, je ne regrette rien. Le luxe ne m’a pas fait peur. Justement j’ai trop enragé quand j’ai eu l’occasion de pouvoir être embauchée par la maison Hermès et d’y faire mes preuves, mon avenir et les projets étaient assuré mais j’ai privilégié mon enfant, lui faire subir un levé à 5h du matin tous les jours et vivre un enfer en couple n’était pas vraiment idéal pour un enfant, tu ne crois pas ?
      Alors je me suis raccrochée à ma passion d’engranger du savoir, c’est a dire poser les bases (comme les fondations pour une maison). Je suis tout de même arrivée jusqu’en fin de 1 ère scientifique avec le CNED. Je ne te cache pas que ca a été le parcours du combattant, il a fallu de la constance. Tu en sais quelque chose par ton essai. Même génération ? Ca me donne un coup de jeune, merci.

      Écouter les bons conseils des autres, hum…hum…Le meilleurs conseilleurs ne sont pas les payeurs.Je suis surement une tête de mule mais si j’avais écouté tous les bons conseils de personnes, sommes toutes bien intentionnées, je serais probablement sous terre ou dans “un asile” :mrgreen: car ça ne me convenait pas et que ces personnes n’étaient pas à ma place, merci Franck tu me donne une idée d’article.

      Je ne crois pas que l’on se complique la vie, il est normal et vital d’entreprendre ce à quoi on croit, ne serait-ce pour être en équilibre avec soi. Bon encore là c’est un vaste débat qui pourrait faire l’objet également d’un article.

      Merci pour ta fidélité 😉 ,

      Amicalement,

      • La Dryada Jessica 04/09/2013 at 15:19 - Reply

        Bonjour Hélène ,

        Si tu ne regrettes rien et que tu te sentes bien là où tu es , c’est que tu as pris les bonnes décisions …et c’est ce qui importe ! les autres ne peuvent jamais se mettre à notre place …

        Moi , non plus ,je ne suis pas tous les conseils 🙂

        En tous les cas , bravo pour le courage que tu as déployé afin de donner un nouveau sens à ta Vie …

        Amicalement et une belle fin de journée bien au chaud ☼

        Jessica

        • Hélène Hug 04/09/2013 at 16:16 - Reply

          Bonjour Jessica,

          Merci pour le compliment, le courage a parfois des hauts et des bas, ce qui compte c’est le résultat final. Nous ne sommes pas des superwomans ou des supermans.

          Pour les conseils à suivre ou pas, je viens d’être inspirée par un commentaires ci-dessus. Je te laisse le découvrir.

          Belle soirée à toi,

  3. Tarik HANNANE 04/09/2013 at 11:17 - Reply

    Bonjour Hélène,
    Ah les parcours de vie, chacun de nous aurait une histoire à raconter à ce sujet… Merci pour cet article qui… nous fait réfléchir.

    PS : « tout vient à point à qui s’est attendre » ! La bonne forme est « tout vient à point à qui SAIT attendre »

    • Hélène Hug 04/09/2013 at 11:40 - Reply

      Bonjour Tarik,

      Oui, parfois il faut savoir attendre toute une vie pour atteindre son but!
      Ce qui va avec est une patience à toute épreuve.

      Je suis sure que vôtre parcours de vie aurait à nous apprendre…

      Amicalement,

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