Pardonner pour sauver sa peau : recette de santé mentale

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Pardonner pour sauver sa peau : recette de santé mentale

Pardonner, est pour certaines personnes un acte au-dessus de leur force. Pardonner pour sauver sa peau : cela en vaut-il la peine ? Ceux qui savent pardonner sont-ils plus heureux que ceux qui ont décidé de ne jamais pardonner ? De nombreux articles de qualité traite de ce sujet : le pardon. Je vous laisserais quelques liens si vous avez l’envie d’approfondir ce sujet.

Pour ma part, j’ai envie de traiter le sujet différemment à la sauce « Hélène ». Certains d’entre vous me connaissant, saurons de quoi je parle. Pardonner pour sauver sa peau : recette de santé mentale à cuisiner sans modération, recommandée par le « docteur Hélène » spécialiste en sauvetage d’âme en perdition. Vous l’aurez compris, l’humour fait partie des ingrédients utilisés dans cette fameuse recette de santé mentale.

Pardonner, mes premiers souvenirs sur cette notion remontent à mon enfance :

– J’ai dû poser ce genre de question : c’est quoi le pardon ?

– Demande pardon au bon Dieu.

– Moi : … ? Je m’exécute, pardon, oui mais pardon de quoi ?

Première notion d’enfant, vous l’auriez compris : le pardon s’apparente à la religion. Je demande pardon sans savoir exactement de quoi il retourne. Ah ça commence bien ! Depuis quand un enfant est-il coupable ? Car se faire pardonner suppose que l’on a commis une faute, non ? Voilà comment la honte commence son travail de sape.

La honte étant un ingrédient indésirable pour nous ici, laissons-le dormir et revenons à comment pardonner pour sauver sa peau… Heu je m’égare, j’en étais à mes premiers souvenirs de pardon.

Pardonner pour sauver sa peau : au secours je suis en danger !

Quelques décennies plus tard avec quelques expériences sur le comment « pardonner à ses pairs », avec quelques plumes brûlées, ouille j’ai voulu utiliser les armes de la foudre pour abattre l’ennemi. Mais ouf, j’ai survécu et peux vous en parler ! Je l’ai vraiment échappée belle, vous pouvez le croire.

Recette de santé mentale pour arriver à pardonner

Pardonner, je sens bien que c’est difficile pour vous, vos ondes arrivent jusqu’à moi, vous en doutez ? Le monde n’est que vibrations et les vôtres, et bien… tel un tsunami, elles décoiffent ! J’ai failli en perdre ma plus jolie casquette ! On se calme… Comment pardonner et à quoi ça sert ?

Avant de continuer, je vous offre une pause avec cette magnifique sonate de Beethoven :

Martha Argerich est une interprète hors du commun (pardon, je connais moins Kremer, qui n’en est pas moins un sacré virtuose)

Pourquoi ce petit intermède ? En rentrant ce soir, au volant de ma voiture, l’écoute de cette sonate m’a conduite sur le chemin de comment traiter le sujet du pardon, à ma façon bien évidemment et j’en suis forte aise. Merci la providence. Bonne écoute.

Une recette pour pardonner… en sauvant sa peau bien évidemment…

Pardonner, pardonner… Difficile ! Non, je n’ai pas envie, mais pas du tout !

Pourquoi ? Ma mère m’en a fait voir de toutes les couleurs, a failli gâcher ma vie, une de mes sœurs y a laissé la vie… Bref, un long fleuve tranquille à la Folcoche (Hervé Bazin). Bon c’est quoi ce délire ? Eh bien oui, j’ai eu envie de tuer ma mère, pas de bol, elle est déjà morte. J’ai eu beau dire paix à son âme à l’époque, cela ne voulait pas dire que je lui pardonnais tout le mal qu’elle nous avait fait.

Bon alors je fais quoi maintenant ? De l’eau a coulé sous les ponts, comme il est coutume de dire. Pendant bien des années, je lui en ai voulue… à mort bien évidemment…  De l’énergie gaspillée…

Bon alors comment je m’en suis sortie ? Ah nous y voilà à la fameuse recette de santé mentale… Enfin me direz-vous !

Tout vient à point à qui s’est attendre, bien m’en a pris, j’ai préféré sauver ma peau en appliquant cette recette sur le comment « pardonner ».

Pardonner est beaucoup plus constructif que de garder en soi la haine. Un bel exemple de pardon de Nelson Mandela :

“Je travaille aujourd’hui avec les gens qui m’ont jetés en prison, qui ont persécuté ma femme, chassé mes enfants d’une école à l’autre…” Et je fais partie de ceux qui disent : “oublions le passé, et pensons au présent. ” “

conversation avec Richard Stangel, 09/03/1993

Comment je suis arrivée à enfin pardonner à l’être qui m’a le plus détesté et fait souffrir mon entourage :

Bénéfice de l’âge donnant très certainement accès à la sagesse : les années passant apportant leurs lots de réflexions et de compréhensions, les maillons s’enchainant de façon logiques… Me voici sur le chemin du comment pardonner.

Recette de santé mentale pour arriver à pardonner :

Ce qu’il est nécessaire de jeter au panier comme les mauvaises herbes de son jardin :

  •  La haine détruisant toute attitude positivePardonner et revivre en paix
  • Les regrets tuant toutes idées constructives
  • Les pleurs noyant tous espoirs
  • La tristesse embuant toute joie
  • Le désenchantement avortant toute idée créative

 Ne vaut-il pas mieux cultiver ses diverses qualités :

 L’amour pour comprendre l’autre malgré la souffrance que nous vivons

  • L’espoir d’un meilleur propulsant vers la réalisation nos rêves
  • Se réjouir de nos espoirs et de les réaliser
  • De cultiver toutes les sortes de bonheurs s’offrant sur nos chemins
  • Croire envers et contre en ses idées novatrices et le mettre en pratique

Complément à cette fabuleuse recette de vie pour arriver à pardonner :

Brutale moi, dans ma façon de faire ? Tant pis, j’aime envoyer des électro-chocs. Imaginer que du jour au lendemain qu’on vous annonce que vous allez mourir demain, quel serait votre réaction pour partir en paix ? N’auriez-vous vraiment aucun regret de quitter cette terre sans pourvoir vous exprimer envers des personnes qui vous sont chers ? Cette question m’a longtemps taraudée, c’est le pourquoi de cet article. A l’instant, je pardonne à ma mère, celle-ci a emporté ses secrets avec elle et le pourquoi de son attitude. Je me libère d’un poids de haine inutile et destructive.

Pardonner pour sauver sa peau, pour conclure :

Quel prix à êtes-vous prêt payer pour garder la haine en vous ou pour pardonner ?

  • Votre attitude est-elle constructive pour avancer dans votre vie ?
  • Ne pas pardonner vous apporte-t-il du bien être dans votre quotidien ?
  • Se vautrer dans le malheur vous donne-t-il de la joie de vivre ? (tenez moi au courant, ça m’intéresse)
  • Se complaire (équivalent à se vautrer) dans la haine d’autrui pour le mal qu’il nous a fait

Je sais que je chatouille quelque peu vos pensées, mais savoir pardonner est la plus belle preuve d’amour que l’on puisse faire envers soi-même et les autres. Avez-vous remarqué que j’ai employé le terme « envers soi-même »… J’aurais l’occasion d’y revenir bien sûr. En attendant, veuillez déposer humblement vos idées que j’accueillerais avec toute l’attention dont je suis capable. Pardonner.. Pardonner…. Et vous vos recettes de pardon ? Avant que je ne vous laisse la parole, voici quelques liens pour approfondir votre réflexion :

Se libérer par le pardon

Maltraitance, violence famille 

Le pardon dans le couple

6 Commentaires

  1. Sco!@couple routine 31/08/2014 at 22:34 - Reply

    Bonjour Hélène,

    Je pratique une technique de guérison énergétique simple à faire et le premier point ou celui qui cause le plus grand problème pour la plupart des gens est le «unforgiveness» (je suis la technique en anglais et j’ai le bouquin en anglais) que je traduirais par le «non-pardon». Le pardon veut dire «pars donc». C’est couper les liens qui nous retiennent à la personne ou à l’événement.

    Amicalement,

    Sco!

    Voilà

    • Helene Hug 01/09/2014 at 22:22 - Reply

      Bonsoir Sco!,

      Pas mal de couper les liens… avec le “part donc”.

      Je n’y avais point penser.
      Tu dis : le pardon veut dire “pars donc”, je me perd les pinceaux avec ce que tu appelle le “non pardon”.

      Pardon de ne pas comprendre par ce que tu entends “le non pardon” et “le pardon”.

      Décidément, à chacun sa sensibilité concernant ce sujet. Amis lecteurs, serait ravie de lire vos opinions diverses et vous en remercie.

      Et puis ma chère Sco!, avec plaisir, je te laisse la parole si l’envie t’en prends 😀 Merci !

  2. Jean-Luc Hudry 01/09/2014 at 07:42 - Reply

    Hélène, tu as lu “Craquer ou pas ? , incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre”.
    Aurais-tu pardonné à celui qui fait ce que tu sais ?
    Et dont les conséquences sont incalculables ?
    Dans l’idéal oui.
    Mais c’est l’idéal.
    La question est donc : pardonner pour se mettre mentalement à l’abri se protéger, donc avec une intention sous-jacente ou pardonner parce que c’est dans ta nature profonde (et sans aucun calcul pour te protéger) ?
    Le débat n’a pas fini d’être alimenté.

    • Helene Hug 01/09/2014 at 22:38 - Reply

      Bien évidemment Jean-Luc que j’ai lu “Craquer ou pas ? , incroyable histoire vraie qui améliore la votre”.
      D’ailleurs ayant accès à ton ouvrage avec la version Kindle, j’envisage sérieusement de me procurer ton ouvrage version papier.
      Vois-tu, quand un ouvrage m’apporte de l’eau à mon moulin, j’aime l’avoir sous forme papier pour le relire à loisir, souligner, surligner, corner les pages… Bref, le rendre totalement personnalisé.
      Arrivé a ce stade, un ouvrage devient un outil personnel.

      Pour en revenir à la question du pardon : Je me perd dans les dédales de tes idées pertinentes, soit, mais dépassant quelque peu mon entendement, je t’en demande pardon.

      Sérieusement,si tu pouvais affiner ta réponse… Je t’en remercie sincèrement.

  3. Christine 05/09/2014 at 19:35 - Reply

    Bonjour Hélène,

    En effet pardonner à ceux qui nous ont fait du mal et en général de ceux qu’on a beaucoup aimé, c’est encore plus difficile! Mais qu’est-ce que ça fait du bien, ça nous libère et nous construit!

    En revanche ce qui reste le plus difficile je pense, c’est de se pardonner à soi-même et de savoir pourquoi et comment.

    L’écoute de cette sonate de Beethoven interprétée par Martha Argerich et Gidon Kremer m’a inspirée pour rédiger mon commentaire. Quelle bonne idée. 🙂

    Bien amicalement,
    Christine

    • Helene Hug 05/09/2014 at 20:35 - Reply

      Bonjour Christine,

      Et oui, j’ai eu besoin de toute une vie pour comprendre que le pardon était salvateur et constructif ! Il suffit de lire Nelson Mandela (parmi d’autres auteurs)pour s’en convaincre.

      Se pardonner à soi-même est un long parcours mais quand on a compris ou plutôt assimilé la nécessité de se débarrasser de ses schémas destructeurs acquis pendant l’enfance, c’est un excellent début. Cette prise de conscience amène une réflexion constructive et active quant aux démêlages de nos connections…

      Voila le travail d’association d’idées… Pour un futur article 😉

      Merci Christine,

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