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Se construire une identité, regard de l’autre : impact sur l’enfant

Se construire une identité, regard de l’autre : impact sur l’enfant

Par : le : vendredi, octobre 17, 2014 dans : Éducation & enseignement | 15 commentaires

Se construire une identité par le regard de l’autre et Enfance en danger : petit mot personnel de la fin… et sans fin de l’enfance en danger. Voici la suite de l’article précédent. Axé cette fois sur le regard de l’autre et l’impact que celui-ci peut avoir sur l’enfant en devenir.

Ce thème est en lien avec l’évènement mensuel de la croisée des blogs, organisé ce mois-ci par Laurence du blog Happy Soul.

Ah… oui, comment se construire une identité ? Enfance en danger, et regard de l’autre sur ma petite personne haute comme 3 pommes, se construire une identité… difficile. Pendant bien longtemps, il y a des décennies, j’ai cru que je n’étais rien, que je ne valais pas grand-chose. Pourquoi ? Le regard de l’autre, ma source me donnant confiance en moi était polluée. Cette source m’abreuvait de regards déformés que je prenais pour argent comptant, n’ayant pas d’autres miroirs ou je pouvais me mirer. Se construire une identité dans ce contexte, devenait un travail de titan.

Se construire une identité par le regard de l’autre, pour l’enfant qu’est-ce ?

  • L’enfant se construit grâce au regard de l’autre.
  • L’enfant vit et s’épanouit grâce au regard de l’autre.
  • Dès sa venue au monde, il est à la merci de ceux qui l’accueillent.
  • L’enfant cueille votre sourire,
  • L’enfant cueille votre regard,
  • L’enfant cueille le son de votre voix…
  • L’enfant a besoin du regard de l’autre pour se construire.
  • L’autre étant la source permettant de le nourrir de l’amour dont il a besoin pour grandir, se construire, s’aimer et aimer l’autre.
  • Sans cet amour, cet enfant ne pourra se construire une identité solide avec une confiance en soi digne de ce nom et ne saura pas s’aimer et aimer l’autre en ayant que le désert devant lui.

« Le regard indiffèrent est un adieu perpétuel ».

Malcolm de Chazal.

Se construire une identité n’est pas un mince affaire et ne peut en aucun cas se passer du regard bienveillant de l’autre.

Se construire une identité par le regard de l’autre : la qualité de ce regard a un impact sur l’enfant

Se construire une identité par le regard de l'autreComment se construire solidement une identité avec le regard de l’autre ? Dans le regard de l’autre, l’enfant se voit comme dans un miroir. Un regard bienveillant accompagné de paroles, de gestes, sera porteur d’amour engendrant l’estime de soi envers soi et en l’autre.

L’amour étant le terreau indispensable à la construction de toute vie. L’enfant se sentira aimé et deviendra confiant, sur de lui. L’amour est la plus puissante énergie permettant de se construire un identité solide.

Se construire grâce au regard de l’autre, bienveillant à tout égard, sera le ciment porteur d’une vie réussie empreinte d’une solide assurance en toute circonstance.

« Nous ne sommes-nous qu’aux yeux des autres et c’est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes.  »

Jean-Paul Sartre. Extrait de « L’être et le néant »

C’est le regard des autres qui permet de se construire une identité, l’enfant à besoin de ce regard bienveillant et constructif.

Qu’advient-il de l’enfant quand le regard de l’autre est défaillant ?

Se construire grâce au regard de l’autre bienveillant : carburant assuré de la confiance en soi. Mais quand le regard de l’autre est embué de rejet, de souffrance, de mal être ? Je dis bien de souffrance et mal être car à mon sens il ne peut en être autrement, mis à part pour certaines pathologies que je ne traiterais pas ici.

La maltraitance à enfant à de lourdes conséquences sur celui-ci. Se construire grâce au regard de l’autre devient difficile. Avoir souffert soi-même de maltraitance peut conduire à la déformation du regard de l’autre, du regard porté sur son enfant. L’enfant pouvant être le miroir (inconscient) de l’adulte (ressenti de cet adulte). Cet adulte reproduira alors son mal être sur l’enfant. Je n’excuse cependant pas tous les comportements néfastes envers l’enfance.

Un enfant maltraité ne reproduira pas forcément et heureusement le même schéma sur ses propres enfants. L’amour est plus fort que tout et la capacité de résilience à ses mystères !

Se construire une identité.. Mais que veut dire regard de l’autre défaillant ?

Votre confiance en vous est défaillante ? Vous passez votre vie à vous chercher, à savoir quelle est votre valeur ? Il est probable que vous soyez victime d’un regard de l’autre défaillant.

Un exemple : malgré une puissante envie de réaliser mes rêves, il y a toujours eu comme une force m’attirant vers le « Ce n’est pas possible, tu n’es rien ». Et encore : « Qui pourrait te faire confiance » ? Ou bien : « Ce n’est pas pour moi, je n’en vaut pas la peine ».

La cause de ces voix intérieures ?

Un regard de l’autre défaillant : un amour inexistant, le rejet, des phrases assassines pendant des années, des comportements inadaptés, déplacés sapant la construction de la confiance en soi. Un regard de l’autre défaillant installé sur des années a bien failli avoir raison de ma vie, de mon devenir.

« L’amour naît d’un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme ».

Inconnu

Mais j’ai vaincu ce regard de l’autre défaillant en allant au-delà du regard de cet autre. Cela grâce au regard bienveillant d’autres personnes de mon entourage. Ces quelques regards bienveillants, autres que celui maternel, ont été l’engrais salvateur à ma construction en m’évitant la chute vertigineuse dans le gouffre sans fond du déni de soi. Se construire une identité à été facilitée.

Se construire une identité, les bienfaits du regard de l’autre bienveillant et sincère :

« Si nous pouvions posséder tout ce que notre regard moissonne, aurions-nous besoin de chercher un sens à notre vie » ?

Robert Elie

Cette citation nous montre combien le regard de l’autre est important pour se construire une identité, ce regard toujours bienveillant envers l’autre en devenir, nous mène vers une vie pleine de sens et par déduction, pleine de confiance en soi. Voici une autre pensée pour souligner l’importance de l’impact du regard de l’autre sur nos personnes, de la naissance à maintenant :

« Au-delà d’un je t’aime c’est la caresse d’un regard, le cadeau d’un geste, l’accueil d’un sourire qui me reliera à l’aimé le plus sûrement, le plus durablement. »

Vivre avec les miens – Jacques Salomé.

Beaucoup de mots restent à égrener sur ce sujet, donc à bientôt. En attendant, merci de partager votre opinion sur ce que représente pour vous le concept de se construire une identité par le regard de l’autre.

 

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    15 Commentaires

  1. Bonjour Hélène,
    Le regard des autres nous poursuit toute notre vie et fait ce que nous devenons. Il faut une certaine force pour ne pas en tenir compte.
    Le enfants par contre ont besoin du regard de l’autre pour devenir.
    Je crains que de plus en plus le regard des autres ne soit pas très constructif mais plutôt négatif.
    Lorsque l’on entend des mamans dire « Heureusement qu’il y a ce gouter chez sa copine car je ne sais pas ce que j’en aurais fait toute la journée. », je suis atterrée. Les parents prennent de moins en moins leur responsabilité de parents.
    Dommage qu’ils ne réfléchissent pas avant de les faire, ils n’auraient à les tirer comme des boulets au pied.
    Heureusement que tu es là pour donner des bons conseils, espérons qu’ils soient suivis.
    Belle et douce journée.
    Danièle

    • Bonsoir Danièle,

      Nous pouvons travailler ce que le regard de l’autre a gravé en nous. Soit, l’empreinte est marquée mais pas indélébile, ouf, sauvé ! Un petit travail de « nettoyage » de nos pensées et hop, basta le regard de l’autre que nous remplaçons par notre propre regard sur nos propres valeurs.

      Dans mon management d’équipe au quotidien (ou il y a des jeunes qui pourraient être mes enfants, voir mes petits enfants), je constate qu’il y a des parents qui ont conscience de l’éducation de leurs enfants en leur inculquant les valeurs de la vie.

      Mais je sais aussi que tu as raison d’évoquer l’irresponsabilité de certains parents.
      Éveiller les consciences est un travail de longue haleine.

      Merci de ta visite appréciée à sa juste valeur 😉 !

      A bientôt !

      Helene Hug

      18/10/2014

  2. Bonjour Hélène et merci pour ton article !

    J’aime beaucoup tout ce que tu dis sur le regard bienveillant des autres, qui peut nous faire avancer sur notre chemin.
    Cela me rappelle l’acceptation totale que mon compagnon m’a offert, durant certaines étapes-clefs de ma vie : grâce à son regard, j’ai pu aller bien plus loin que ce dont je me croyais capable !

    Merci pour ta participation à la Croisée, approuvée avec plaisir !

    Laurence

    19/10/2014

    • Bonjour Laurence et bienvenue 😉 !

      Oui, le regard bienveillant de l’autre peut nous faire gravir des montagnes nous paraissant inaccessibles. Au final, nous arrivons bien plus haut que nous l’avions prévu.

      Le regard de l’autre aide au dépassement de soi, c’est une victoire sur soi-même.
      Une victoire plus une victoire, c’est le chemin assuré vers ce quoi nous sommes destinés.

      Ce fut un véritable plaisir de participer, quand j’ai lu le thème proposé, je n’ai pu résisté… 😉 !

      Helene Hug

      19/10/2014

  3. Bonsoir Hélène,

    On tient trop souvent compte du regard de l’autre, mais comme je l’ai appris quelque part, il n’y a pas si longtemps, ce que les autres pensent de nous ne nous regarde pas. Je sais que c’est facile à dire, mais plus difficile à intégrer et à assumer.

    Quant à l’enfant qui n’a pas été pris en considération ou sur lequel il y a eu des manques (et ils sont nombreux pour ne pas dire que tous les enfants ou presque ont subi des manques, puisque l’enfance revient toujours sur le tapis peu importe ce qui se passe dans la vie d’une personne adulte qui vit quoi que ce soit – on renvoie toujours cette personne mais toujours et encore et toujours sans exception à son enfance, à ses parents, à ses éducateurs, à ses croyances et aucun parent mais aucun parent ne semble avoir LA formule magique pour que leurs enfants n’aient aucun problème à régler plus tard, même si certains parents ont été parfaits et ont donné tout ce qu’ils avaient et même plus), l’enfant doit se prendre en main le plus tôt possible et travailler sur lui… et ça peut durer toute une vie. Désolée pour la longueur de la parenthèse.

    Sans la parenthèse, ça donnerait : Quant à l’enfant qui n’a pas été pris en considération ou sur lequel il y a eu des manques, il doit se prendre en main le plus tôt possible et travailler sur lui… et ça peut durer toute une vie. Quelque part, c’est un «choix» que chacun fait avant de venir ici!

    Amicalement,

    Sco!

    Sco!@couple routine

    20/10/2014

    • Bonsoir Sco!,

      Ne soit pas désolée pour la parenthèse que je trouve géniale dans le raisonnement.
      « ce que les autres pensent de nous ne nous regardent pas », tout aussi géniale comme réflexion. Dit de cette façon, ça me parle. C’est comme l’expression « Occupe toi de tes oignons ». Avant de s’occuper du regard de l’autre, occupons-nous de nous… et nous irons mieux.

      Aux plus grands donc, de donner les outils adéquats aux plus jeunes pour que ceux-ci apprennent à se prendre en charge. Cela revient à dire que c’est à l’adulte d’être vigilent sur la façon que l’enfant intègre ce qu’on lui enseigne. Lui apprendre a être autonome le plus tôt possible est tout un art.

      Au plaisir de lire tes parenthèses 😉

      Helene Hug

      20/10/2014

  4. Bonjour Hélène,
    Combien tu dis juste et vrai! Car c’est vraiment dans l’enfance que ces premiers regards sont importants et vitaux pour nous tous! Les enfants, les bébés, nous offrent tant d’amour et de joie dans leurs regards… s’ils peuvent en lire dans le nôtre!
    Et comme tu le dis si bien, même s’ils ne trouvent pas cet essentiel dans les yeux de leurs parents (ce qui est infiniment triste), ils peuvent le trouver ailleurs et se construire à travers tout ça une belle vie, comme toi tu as su le faire et le donner par la suite, en bel exemple de résilience pour nous tous.
    Il me vient une anecdote que j’ai envie de te raconter 🙂
    Enfant, dans un centre aéré, je faisais un spectacle de marionnettes avec des amies. Ma marionnette (une boîte de camembert décorée en tête et fixée sur un bâton) s’agitait, parlait beaucoup et faisait rire la salle d’enfants qui écoutaient. Elle s’agitait tant et si bien qu’elle s’est détachée du bâton et a roulé dans la salle. Sur le coup, ma répartie a été: tu vois? j’en perds la tête!! Ce qui a fait rire les enfants encore plus. Mais… il fallait bien que j’aille la récupérer ma tête! 🙂 Encore toute émoustillée de leurs rires je sors en trombe et là je fige. Tout le monde me regardait. Je leur fais un sourire, je récupère ma tête et très vite je retourne me cacher derrière le drap. Je remets ma tête solidement et surtout j’évite qu’elle bouge trop jusqu’à la fin du spectacle: je ne voulais pas retourner devant tout le monde, alors que j’étais très à l’aise de les faire rire… sans qu’ils me voient 🙂
    Et moi, je dis merci aux personnes bienveillantes qui ont été sur ton chemin pour faire de toi la personne bienveillante que tu es maintenant car s’il est des vécus douloureux, ils éclosent à la vie comme de belles leçons de sagesse et d’amour qui distribuent leurs graines, librement pour tous nous faire grandir. Merci Hélène, d’être là!

    Cat

    20/10/2014

    • Bonjour Cat,

      Tu m’as bien fait rire avec ton histoire. Je trouve que tu t’en ai bien sortie pour une enfant. Faut dire que la spontanéité habite davantage l’enfant que l’adulte. Je retiens l’idée de la boite à camembert, tu me donne une idée pour amuser ma petite fille qui eu 2 ans dernièrement.

      Merci de ta bienveillance et merci d’être juste toi.

      Chacun devrait regarder dans son panier de vie et faire fructifier ce qu’il a de plus cher en terme de valeurs à partager. Pas bien de tout garder pour soi tout de même 😉 !

      Helene Hug

      20/10/2014

    • Comme le petit bonheur du jour s’invitant par ici, j’accepte ce panier de merci offert si généreusement, Jean-Luc 😉

      Helene Hug

      20/10/2014

  5. Bonjour Hélène

    J’ai écrit un article tout au début de mon blog sur le même sujet, une jeune femme de peut-être 20/22 ans s’était présentée pour assister au cours dans la piscine et elle était énormément obèse et dans son maillot de bain effectivement elle paraissait encore plus forte et invariablement il y avait toujours des regards qui glissaient vers elle

    J’ai été émue et estomaquée par le courage de cette jeune fille/femme car il en fallait du courage pour se présenter en maillot de bain devant autant de personnes qui toutes pensaient mais comme elle est grosse

    C’est une des personnes qui m’a le plus émue par son courage et son indifférence (apparemment) aux regards des autres

    Chapeau l’artiste vraiment

    sylviane

    22/10/2014

    • Bonjour Sylviane,

      Voilà un bel exemple de courage en bravant le regard de l’autre. Sa motivation était sans doute plus forte que le quant dira t-on.

      S’accepter telle que l’on est et se montrer, surtout, n’est pas toujours aisé.

      J’ai lu dernièrement dans un article de blog, « ce que les autres pensent, on s’en moque, c’est leur problème et pas le nôtre ». C’est joliment dit.

      Cette phrase s’est imprimée dans mon esprit.

      Si l’on s’arrête au regard de l’autre, on s’empêche de vivre.
      Alors, basta le regard de l' »autre et vivons !

      Helene Hug

      22/10/2014

  6. Bonjour Hélène,
    Tu as l’air de bien connaître le sujet
    du regard et de la blessure qu’il occasionne lorsqu’il est absent ou
    malveillant.
    On ne répare pas le passé mais le chemin est long pour sortir du handicap.
    Ce qui rassure c’est que ça touche beaucoup de monde, ce qui tend à signifier que, dans la névrose, nous
    sommes tous égaux dans nos difficultés quel que soit le niveau
    social, les mendiants et les stars souffrent d’une mauvaise image !

    Hannah@TIPI

    25/10/2014

    • Bonjour Hannah,

      Certes, on ne peut réparé le passé. Mais en se donnant la peine de comprendre son chemin de vie et en le travaillant, il est possible de changer ce regard qui nous a fait souffrir en nouvelles forces.

      Mendiant ou président : tous logés à la même enseigne comme tu le souligne.
      Nos névroses (légères) font le charme de nos personnalités.
      A chacun d’accepter la sienne et de l’assumer.

      Helene Hug

      26/10/2014

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