Tsunami emotionnel, miracle fantastique

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Tsunami emotionnel, miracle fantastique

Cet article participe à l’évènement « Histoires extraordinaires » organisé par Danièle Galicia du blog Forme et bien-être du 1er au 23 juin 2013.

Tsunami émotionnel : En octobre 2012, dans mes bras je tiens un petit bout de femme de 3.4 kg, mon dieu comme c’est petit et fragile. Non ce n’est pas ma fille…mais ma petite fille. C’est merveilleux, je crois rêver, ce petit bébé n’a que 12 heures seulement, oui elle est née à 3 heures du matin et le temps que je m’organise pour me déplacer à la maternité, obligations professionnelles obligent, me voilà 12 heures plus tard enfin, en présence d’un petit être  merveilleux, pour  moi c’est le plus beau des bébés. Pourquoi vous raconter cet épisode de ma vie ? Cette naissance a été comme un tsunami émotionnel à cet instant. Pourquoi ce tsunami émotionnel ? (Photos publiées avec l’accord des parents)

Tsunami émotionnel, miracle fantastique

Tsunami émotionnelQue dire de ce que j’ai ressenti en entrant dans la chambre de la maternité, ce n’est pas vers les parents que mon premier regard s’est posé (pardonnez-moi mes chéris), mais sur le berceau.  Je vous rassure les parents se portaient bien. Maman et papa fatigués, mais heureux. Moments uniques de voir ce tout petit dans ce berceau, offert au monde en totale confiance. Oh…déjà elle me reconnait…Je me suis revue à la naissance de mon fils, toute subjuguée d’amour que j’étais, un véritable tsunami émotionnel.

Ma petite fille, ce petit bébé tout confiant, fragile et à la merci des personnes l’accueillant, ça m’a fait un drôle d’effet. Le même sentiment m’a envahi qu’à la naissance de mon fils, d’un coup ma vie a défilé devant mes yeux. Et de me dire : « Comment peut-on vouloir du mal à un nourrisson, à un enfant » ? « Comment peut-on renier à ce point sa propre progéniture »?  Vous êtes choqués (es) ? Cela a existé et existe sans doute encore. Des phrases dures que voilà. Des explications s’imposent évidemment.

 

Tsunami émotionnel

Issue d’une éducation plutôt sévère, je ne savais pas ce que voulaient dire les mots d’amour comme « je t’aime », « tu as de la valeur »… «  Ce que tu fais est bien » c’était plutôt de la part de ma mère : « tu ne vaux rien », « tu n’es rien que… », « Personne ne voudra de toi » mon enfance a été bercée par des phrases et des comportements très négatifs à mon égard. Cela s’est traduit par des schémas erronés de ma personne au point que des doutes se sont sérieusement installés, lorsque j’attendais mon 1er enfant, sur ma capacité à pouvoir aimer tout simplement un nouveau-né, un enfant.

J’ai eu peur de reproduire le scénario de mon enfance. Quelle n’a pas été ma stupeur à la naissance de mon enfant, l’amour  m’a subjugué, envahie d’un véritable tsunami émotionnel rempli d’amour. Cet amour ne m’a jamais quitté. Vous ne pouvez pas imaginer ma joie et mon soulagement de découvrir ma capacité d’aimer ce petit être. Ma plus grosse crainte avait été comme vous pouvez l’imaginer, de repousser cet enfant nouveau-né et d’avoir des sentiments de rejets comme ceux que j’avais vécus.

Tsunami émotionnel et miracle de la vie

Une affirmation que je revendique, ce n’est pas parce que vous avez connu la maltraitance que vous allez systématiquement maltraiter vos enfants. La naissance de mon enfant m’a prouvé que cette affirmation était vraie. Cette naissance m’a prouvé que j’étais capable d’aimer et chérir un enfant. Oh quel cadeau merveilleux que j’ai reçu là. Mais comme vous le savez les démons, c’est-à-dire le manque de confiance en soi et la croyance en vos valeurs que vous avez ou pas envers vous même vous poursuivent.

Je n’ai jamais cessé d’aimer mon enfant (et ceux des autres de par mes diverses activités de mère de famille, associations et autres), mais j’ai toujours gardé des doutes sur mes propres valeurs.  Ma mère m’ayant transmis des valeurs négatives sur ma personne, j’avais une piètre opinion de moi. Pour comprendre : lisez Hervé Bazin dans « Vipère au poing » et vous comprendrez. La suite : je reviens de suite à la maternité :

JE NE SUIS EN RIEN MAUVAISE

Tsunami emotionnel et complicité entre amiTsunami émotionnel : Quand j’ai vu ma petite fille si démunie dans son berceau, si petite à 12 heures d’existence, subjuguée d’amour comme pour mon fils à sa naissance, un déclic s’est opéré en moi, « JE NE SUIS EN RIEN MAUVAISE, J’AI MA VALEUR, COMMENT PEUT-ON CHERCHER AINSI A DÉTRUIRE UNE VIE ? « J’aime cet enfant nouveau-né, oh oui comme je l’aime » ! D’un coup je me suis réconciliée avec…ma mère…. (Si elle était encore en vie, je me sentirais maintenant capable de lui faire face) Et avec moi-même… surtout !

Comment ? J’ai pris conscience après bien des décennies que cette personne appelée « ma mère » avait sans doute bien des souffrances en elle. Souffrances reportées sur certains de ses enfants qui eux n’y étaient pour rien, mais ayant coûté la vie à certain et donné une force indestructible à d’autre.

Comme a pu l’écrire Boris Cyrulnik, « certains enfants traumatisés résistent aux épreuves, et parfois même les utilisent pour devenir encore plus humains. C’est le concept de la résilience développé par Boris Cyrulnik dans « Les vilains petits canards ” ou « Un merveilleux malheur ».

Merci au pouvoir de la résilience

Tsunami émotionnel, miracle fantastique : Merci au pouvoir de la résilience, de l’amour, de la naissance et renaissance. Merci à ma petite fille d’avoir fait naître un nouveau sentiment de réconciliation avec la vie et d’une nouvelle liberté émotionnelle. Si je ne trompe pas cela fait quatre générations pour boucler la boucle et repartir sur des bases saines pour les prochaines générations, heu oui, pour qui, pour quelle génération? Ce sujet mériterait d’être approfondi, j’en conviens, il se peut que je vienne l’approfondir un peu plus tard ici même. Et vous, qu’en pensez-vous ? Cette histoire se veut être un message d’espoir et d’amour envers tous ceux qui doute de leur potentiel d’amour à partager.

 

2016-11-23T18:39:56+00:00 Par |Categories: Résilience|Tags: , , , |15 Commentaires

15 Commentaires

  1. Tarik HANNANE 17/06/2013 at 22:17 - Reply

    Merci pour ce petit moment de bonheur qui nous apprend qu’à la base, à la naissance, personne n’est mauvais. On le devient plus tard, par l’éducation et par l’amour (ou devrais-je dire par le manque d’amour) qu’on a reçu. Et comme l’être humain a tendance à reproduire les schémas parentaux.
    Pourtant, il est tellement facile d’aimer.
    Pas seulement les enfants, ces êtres si fragiles et qui n’ont pourtant rien demandés.
    Il est aussi facile d’aimer autrui, d’aimer son prochain. Toutes les religions le recommande ainsi que la raison humaine.
    Il est d’autant plus facile d’aimer son prochain qu’il nous le rend souvent au centuple.
    Hélas, les tracas de la vie, les brimades étant jeunes et les expériences telles que celles que vous avez vécues étant jeune avec votre maman, nous rendent souvent un peu “aigri” et méfiant vis-à-vis de l’autre.
    Surtout dans notre société individualiste actuelle.
    Je vous remercie de nous rappeler que l’Amour est toujours plus fort 😉
    Tarik

    • Hélène HUG 17/06/2013 at 23:39 - Reply

      Bonjour Tarik,

      Oui l’amour est toujours le plus fort dans certains cas. Hélas certain y perde la vie, je l’ai vécue pour y avoir perdue une sœur en laissant des enfants désemparés.
      La raison humaine ? L’éthique (ah oui, respect de l’humain) à ce jour est plus ouverte à ce jour aux maux de notre société et c’est un plus heureusement quant aux situations de maltraitances des enfants. Bon voilà j’ai lâché le mot.
      Une phrase me chiffonne :”vôtre maman”, remarquez que je n’ai jamais employé ce terme, ce n’est pas anodin et il n’y a aucune amertume de ma part, seulement un côté réaliste sur un vécu qui lui est bien réel mais heureusement qui ne m’a pas laissée aigrie bien au contraire.

      C’est pourquoi je parle dans l’article de Boris Cérunilk et du concept de résilience. Les épreuves sont parfois de formidables ressorts pour rebondir. Nous en avons pour exemple de célèbres personnages : Georges Brassens, Maria Callas, Anne Frank…

      Heureusement l’on ne devient pas forcément mauvais quand l’amour a manqué. Sinon ou serait l’espoir? Pour ma part, ma joie de vivre comble mon entourage. Ou je puise cette énergie ? Mystère…

      Merci Tarik et au plaisir,

      Hélène

  2. Bonjour Hélène,
    Ton article est merveilleux de sincérité et de bonheur malgré ton enfance. MA propre enfance n’a pas été toujours pleine d’amour car ma maman ne pouvait pas me garder. Elle a été hospitalisée durant de nombreuses années. Je la voyais rarement et les nourrices chez qui j’étais n’étaient pas toujours très tendre.
    Je pense que les expériences de la vie et surtout de la petite enfance nous rend plus fort et si l’on manque d’amour à un moment ou à un autre cela n’enlève en rien celui qui est dans notre cœur.
    J’ai moi-même 3 petits-enfants et malheureusement il y a ma plus grande que je ne voit plus depuis 5 ans pourtant c’est moi qui m’en suis occupée lorsqu’elle venait de naitre car sa maman en était incapable.
    C’est la vie.
    Je te souhaite la meilleure journée.
    Danièle

    • Hélène HUG 19/06/2013 at 18:15 - Reply

      Bonjour Danièle,

      Heureuse que cet article t’a plus. Bien que nous n’ayons pas eu le même parcours, nous avons vécu des situations similaires dans le manque d’amour. Oui Danièle, comme tu l’écrit si bien, les expériences de la petite enfance nous rendent plus fort et nous fait rester encore plus humain face à des situations dramatiques.

      Je me sert de cette force au quotidien dans le management d’équipe, en ce moment en mission transversale pour gérer, entre autre, une équipe que l’on dit de “petit niveau” (agent des services hospitalier),je n’ai de cesse d’expliquer à chacun que leur rôle est tout aussi important que celui du médecin ou de l’infirmier. Hisser ses personnes vers le haut est mon challenge, d’autant plus qu’il faut bien commencer sa carrière par un bout. Après tout je suis partie dans la vie qu’avec le certificat d’étude et puis maintenant…Donc je me sert de cette expérience pour insuffler cette énergie et donner sa chance à chacun, pas facile tous les jours.

      Accepter ce que la vie nous propose n’est pas toujours compréhensible dans l’instant, c’est parfois bien des années plus tard qu’enfin nous comprenons l’enchainement des évènements.

      Au plaisir Danièle et très belle soirée à toi.

      Hélène

  3. Christian de Destresse Marketing 20/06/2013 at 10:43 - Reply

    Salut Hélène,

    Quel bonheur.

    J’ai connu ça il y a 18 mois. 18 mois déjà.

    Et c’est drôle parce pendant la grossesse de ma belle-vie, je ne réalisais pas vraiment que j’allais devenir Bon-Papa alors que ma femme fumait la moquette en attendant le moment crucial.

    Ce n’est que quand on a couru à l’hôpital et que j’ai tenu le petit bout dans mes bras que j’ai réalisé.

    Un rayon de soleil dans le brouillard.

    Je retrouvais ce sentiment d’amour plus fort que tout et que l’habitude avait un petit effacé vis-à-vis des proches.

    En bref, quand il y en aura un autre d’annoncé je serai déjà sur les starting-block dés le début.

    Par contre, pourquoi et comment devient-on bon ou mauvais, con ou méchant, naïf ou “vas-y-que j’te marche sur la tête”, voire parfois, au pire, blogueur, il y aurait moyen d’écrire des bottins de téléphone sans je crois arriver à mettre tout le monde d’accord.

    Profitons de l’instant présent et des sourires qu’il nous distille si volontiers (quoique il commence à jeter sa peluche et sa tutu 20 fois en suivant par terre en hurlant…serait-ce un signe, Docteur, qu’il est proche de l’âge adulte 😀 , la vigilance est de mise).

    @+
    Christian.

    • Hélène HUG 20/06/2013 at 22:58 - Reply

      Bonjour Christian,

      J’aime cette expression : un rayon de soleil dans le brouillard”.
      Être parent, c’est merveilleux mais être grand-parent (ca me fait bizarre ce terme, moi vielle? Bon passons, être grand-parent, c’est encore plus merveilleux, nous accueillons les sourires, les évolutions sans les inconvénients de l’éducation journalière.

      Merci Christian de ta visite appréciée et à bientôt ici ou sur ton blog,
      Bonne continuation,

      Hélène

  4. france 22/06/2013 at 02:39 - Reply

    vraiment beaucoup d’articles plein d’amour et chaleureux. Le pardon et la gratitude sont des forces fantastiques pour changer, aller vers l’autre et depasser un douloureux passé. tres heureuse de connaitre ce blog et ses participants

  5. sylviane 25/06/2013 at 08:15 - Reply

    Bonjour

    Je n’ai pas encore malheureusement de petits-enfants mais j’espère que mon fils et ma charmante belle-fille vont me donner ce plaisir

    Le tsunami émotionnel j’espère le connaître car moi aussi j’ai été élevée assez sévèrement et chez nous il n’était pas d’usage de dire je t’aime ou de faire de grandes démonstrations affectives mais je suis convaincue que devant une petit fils ou une petite fille je fondrai tout comme toi

    Merci pour ta sincérité et ton authenticité

    • Hélène Hug 25/06/2013 at 22:36 - Reply

      Bonjour Sylviane,

      Merci de ta visite et bienvenue, je te souhaite vivement de connaitre les joies que je vis actuellement. A n’en pas douter, tu seras une grand mère attentive et aimante, là dessus je te rassure, l’amour est plus fort que tout. Un nouveau né dans nos bras ne peut que nous réconcilier avec nous même et la vie en général. Donner du bonheur à un si petit être si confiant nous transforme de l’intérieur de façon extraordinaire.

      Au plaisir Sylviane,

      Hélène.

  6. Emmanuelle 27/06/2013 at 17:50 - Reply

    Bonsoir Hélène,
    Belle leçon de vie !
    Oui, l’instinct maternel n’est pas instinctif… C’est étrange, mais réel, c’est pourquoi j’avais aussi peur de mes réactions à la naissance de mes enfants…. Ouf, tout se passait bien !
    Je suis admirative de la résilience dont tu parles.
    Merci pour ce témoignage.

  7. Éric G. Delfosse ☼ 04/07/2013 at 17:07 - Reply

    Ça me rappelle bien des choses, ces “tu n’es qu’un…” ou d’autres gentillesses du même style.
    Ouais, bin, NON !
    Je ne suis pas (et les autres non plus) un vilain petit canard, na !

    • Hélène Hug 04/07/2013 at 19:18 - Reply

      Bonjour Éric,

      Ca non, nous ne sommes pas de vilains petits canards !

      C’est à nous maintenant de nous dire de vrais gentillesses dignes de ce nom pour notre bien être intérieur, na !

      Merci Éric de ton passage ici, soit le bienvenu.

      Hélène

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