Virage à 360 degrés sans dommages collatéraux

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Virage à 360 degrés sans dommages collatéraux

Virage à 360 degrés sans dommages collatéraux : comment c’est la retraite ? Question qui m’a été posée récemment lors de retrouvailles entre collègues autour d’un repas. La retraite, c’est génial, le temps m’appartient, je suis en vacances perpétuelles. On m’a trouvée bonne mine, en forme. « Tu es toujours la même ! » Cela fait maintenant trois mois que j’ai effectué mon virage à 360 degrés. J’ai beaucoup aimé mon travail et j’avais hâte d’arrêter après tant d’années d’activités. Il y a un temps pour tout. Me voilà entrée dans un nouveau cycle.

Mais amorcer un virage à 360 degrés n’est pas si évident qu’il n’y parait. Même en y étant préparé. Quelques petits dommages collatéraux sont inévitables quand on change d’état. Passée l’euphorie des premiers jours, j’ai passé les semaines suivantes dans la ouate : repos, flottement dans le temps, dans les pensées. Envolés les repères, envolés le rythme effréné des journées chargées, envolée mon image de femme active… Une période de deuil s’amorçait. Un nouveau cycle s’ouvrait à moi. Après avoir vécu un temps de latence, tout compte fait bien normal, l’acceptation s’est installée m’accompagnant ainsi dans la construction d’un nouveau cycle.

Virage à 360 degrés : période d’adaptation obligée

Connexions neuronalesDu jour au lendemain, se dire que l’on ne se rendra plus sur son lieu de travail et que l’on pourra profiter de tout son temps et que l’on pourra être serein, comme ça d’un coup, est un peu utopique. Même avec des passions extérieures à son travail, le passage « à vide » est inévitable et normal. Les connexions neuronales sont perdues. Du temps est nécessaire pour déconnecter tous ces liens qui se sont créés au fil des années et établir de nouvelles connexions.

La retraite, c’est comment ?

Définition du mot retraite : Action de se retirer de la vie active, arrêt des activités professionnelles, état d’une personne retiré des affaires, lieu dans lequel on se retire, repli, tanière, pension, toucher sa retraite…

« Ma retraite est mon Louvre, et j’y commande en roi. »

Destouches, Le philosophe marié, I, 1, le 15 février 1727.

Définition du mot travail : activité de l’homme appliquée à la production, à la création, à l’entretien de quelque chose, exercice d‘une activité professionnelle, ensemble des activités par lesquelles l’individu satisfait ses besoins (source de revenus) et transforme la réalité, le travail est l’activité qui permet la production de biens et de services.

« On se lasse de tout, excepté du travail. »

François Gaston de Lévis, maximes et réflexions sur différents sujets (1810)

La retraite, c’est comment ? Se dire à la retraite ne veut pas dire être sorti de la vie active. La retraite est un changement d’activité. Pourquoi a-t-on coutume de dire « vie active » ? La vie active est un état ou l’individu de par son activité, participe à l’économie d’un pays en travaillant, voire plus. Donc une fois à la retraite, l’individu est dit « inactif ».

Travailler est un moyen de s’intégrer dans la société et pourra apporter une reconnaissance sociale avec un sentiment d’utilité. L’individu devenu « inactif » pourra regretter ce sentiment d’utilité qu’il avait.

Virage à 360 degrés : ne plus travailler peut-être synonyme de vide et d’ennui lorsque l’on a consacré beaucoup de temps à sa vie professionnelle. Mettre en place d’autres activités lors du passage à la retraite peuvent être parfois difficile. Une retraite bien vécue ouvre l’opportunité de s’adonner à ses passions jusque-là mises de côté, faute de temps.

Comment appréhender un virage à 360 degrés sans dommages collatéraux ?

C’est fini. L’individu ayant travaillé jusqu’à 12 heures par jour, aura du mal à se désintoxiquer de cette drogue dure, car oui, il s’agit bien d’une dépendance. Pour avoir la capacité à tourner la page, la retraite se prépare longtemps à l’avance. Mais même avec une préparation, s’arrêter du jour au lendemain est douloureux pour plusieurs raisons :

  • Changement de rythme, l’individu devient maitre de son temps
  • Déstabilisation sociale devant une vie devenue plus solitaire
  • Perte d’une identité, deuil d’une certaine image de soi et d’une partie de sa vie

7 conseils pour un virage à 360 degrés en toute sérénité

  1. Passions : reprendre ses passions mises de côté par manque de temps
  2. Famille : renouer le contact avec ceux qui nous sont le plus cher
  3. Réseau social : faire en sorte de ne jamais perdre le fil avec l’extérieur. Garder et chouchouter ses relations : passées, présentes et à venir
  4. Apprendre et donner : se reconnecter à d’autres activités, approfondir ses connaissances, s’engager sans se perdre soi
  5. Santé : prendre soin de sa personne, tant sur le plan moral que physique
  6. Identité : retrouver une nouvelle identité en savourant ce que l’on est
  7. Le temps : savoir en profiter tout en ayant un minimum de structure et d’organisation

Prendre un virage à 360 degrés en toute sérénité en compagnie de ses passions

Dans le premier conseil, je vous parlais de passions. Voici le moment venu de partager les miennes, enfin, au moins une : la musique. Savez-vous que la musique conserve en santé avec un pouvoir de guérison ? Pour le docteur Diamond, solliciter en permanence les mémoires mentales et gestuelles prolonge la vie du système nerveux. D’ailleurs, Pierre Lemarquis a écrit un excellent ouvrage : Sérénade pour un cerveau musicien », démontrant que la musique à un énorme pouvoir sur notre cerveau. Vous pouvez relire l’article ici.

La musique a le pouvoir de vous conserver en santé morale et physique

Virage à 360 degrés avec la musiqueMort à 99 ans, le pianiste Paul Loyonnet a enregistré son dernier disque à 96 ans. Mort à 101 ans, Mieczyslav Horszowski a donné son dernier récital à 99 ans. Les musiciens auraient-ils le privilège de vivre plus vieux. ? Quatre ans de plus que la moyenne, selon le psychiatre Jonh Doamond, fondateur de l’Instite for Music and Health de Salem (New York). Ainsi, les pianistes Wilhelm Kempf, (mort à 96 ans), Arthur Rubinstein (95 ans), Clodiau Arrau (88 ans), Vladimir Horowitz (86 ans), le violoncelliste Pablo Casals (96 ans), les chefs d’orchestre Arturo Toscanini (89 ans) et Karl Bôhn (83 ans), et le compositeur Igor Stravinsky (89 ans)

 

Définition du bonheur : état durable de plénitude, de satisfaction et de sérénité, joie, plaisirs liés à une circonstance.

« Le plus souvent, on cherche le bonheur, comme on cherche ses lunettes,

quand on les a sur le nez. »

André Maurois

Tous ces musiciens ont exercé leur talent jusqu’à la fin. Prendre un virage à 360 degrés en toute sérénité et connaitre le bonheur de vivre est possible pour celui-ci qui prend conscience que la retraite est un temps bénie pour vivre de ses passions. Qu’en pensez-vous ? Êtes-vous d’accord ? Merci de venir partager vos expériences sur ce sujet.

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