Écrire pour graver les souvenirs heureux

Écrire pour graver les souvenirs heureux

Écrire pour graver les souvenirs heureux, instantané d’une journée inoubliable : merci le dé-confinement… Ce matin, le cœur en joie en prenant la route, je laisse ronronner le moteur de ma voiture, celle-ci enfile goulûment les kilomètres. Le temps est suspendu, je suis transportée dans un ailleurs unique, flottant entre 2 nuages, je le sais et je m’en délecte.

Écrire pour graver les souvenirs heureux

Je ne pensais pas revoir mes petites filles avant mon déménagement. Ma voiture se gare toute seule, elle connait la maison. J’entre et pour dire bonjour, je me prosterne avec humour et envoi des bisous à chaque membre de ma famille par geste, mesure de sécurité oblige par ce vilain coronavirus. Les enfants ont intégré les gestes  barrière, bravo les parents. Cependant un sentiment d’étrangeté m’envahit. Je trouve cette pratique absurde pour cette journée, car en famille, la distanciation est difficile, surtout quand il y a des enfants. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour nous protéger jusque-là, chacun de notre côté. Bon maintenant, vivons pleinement cette journée reçue comme un cadeau tombé du ciel.

Déjeuner en famille

La journée se déroule en commençant par le repas pris en famille. Distanciation ? Non point. Impossible. Les papilles se réveillent au vu des plats s’invitant sur la table. Sitôt le dessert avalé, les enfants m’invitent à visiter le jardin. Mais avant, halte devant les pousses d’avocats et de haricots verts à l’abri derrière la vitre du salon. Puis, arrêt sur le perron donnant sur le jardin pour admirer l’olivier offert par un sieur avocat, en reconnaissance des brevets d’inventions de mon fils déposés chez l’avocat.

Souvenirs de jardin

Puis, présentation par ma plus grande petite fille des pots de condiments installés au même endroit. Puis, descente des escaliers pour une visite rondement menée du jardin avec explication détaillée des diverses plantations.

Présentation de l’endroit où les haricots verts vont pouvoir grimper le long des rambardes de l’escalier au bas du perron. Puis, direction fond du jardin pour admirer le carré où trône un framboisier près à s’épanouir. À côté un magnolia ne demande qu’à offrir ses beautés. Puis, vient le carré des fleurs : dahlias, géraniums, myosotis, œillet-dinde… et j’en oublie. Bref, la visite continue pour admirer les plantations des pieds de tomates, aubergines, haricots verts… Que du bonheur !

Pose bien méritée

Puis pose sur la balancelle pour savourer un instant de calme… Apparent. La plus jeune demande que papa pousse la balançoire. Négociation pour ce répit bien mérité, pas facile à obtenir. Le doudou laissé auparavant sur mes genoux intervient :

  • Eh… tu m’oublies ? Tu m’avais promis un câlin et tu me laisses en plan ? Au secours, j’ai besoin de toi ! Ne me laisse pas tomber !
  • Papa, viens…
  • Et moi ? tu me laisses tomber, demandes le doudou ?

De fil en aiguille de la discussion avec le doudou et ma petite fille, le papa obtient quasi 15 minutes de pause. Eurêka !

Et moi de continuer à me prélasser dans la balancelle en savourant l’instant présent : moment en famille, douceur du temps avec soleil, vue sur une nature verdoyante  et sur un cerisier au-dessus de ma tête… il suffirait de secouer les branches avec une perche pour que les cerises tombent directement dans mon palais.

Bref, arrêtons de rêver… suite de la visite

Le figuier se porte à merveille, fruits à profusion en attente de mûrir. Un regard vers le cerisier qui présente des signes de faiblesses. Taillé au plus court il y a 2 ans, car tellement envahissant de par son âge et peu entretenu, qu’il lui a fallu ces 2 années pour redonner des fruits gorgés de couleurs et de saveurs juteuses. Alerte cependant : de gros champignons en forme d’éventails s’installent sur les branches.

De nouveau au fond du jardin, visite obligée de l’observatoire d’astronomie. Un endroit transformé en lieu professionnel, tant tout a été pensé. C’est vrai que cet observatoire est enregistré dans l’annuaire des astronomes amateurs. Clim installée pour garder une qualité constante des données, tout est informatisé, des images en permanence enregistrées enrichissant la banque de données partager dans le monde entier entre professionnels et amateurs.

Sur le mur au fond du jardin : avec fierté, la plus grande de mes petites files m’explique comment fonctionne la maison aux insectes fabriqués maison.  Waouh… Je me sens un peu larguée, mais j’admire ce travail effectué avec amour accompagné du papa.

L’heure du goûter arrive toute chargée d’émotions 

Puis, à peine le goûter terminer, la plus petite de mes petites filles trépigne d’impatience pour partager un jeu avec moi. Sa grande sœur n’est pas intéressée, la maman profite de ce temps de répit pour souffler, reste le papa pour se joindre à nous. C’est parti pour quelques instants de complicité et d’apprentissage de règles à respecter pour la plus jeune.

Un peu d’électricité dans l’air à canaliser

Écrire pour graver les souvenirs heureux, belle idée pour consigner ces jolies émotions. Visite dans le jardin, jeu, instant calme… Oui,  mais ce n‘est pas suffisant pour canaliser l’énergie d’enfants ayant l’habitude d’être en mouvement où plutôt en besoin de dépenser ce que la vie leur offre de plus précieux : l’énergie. J’assiste à un séance musclée de gymnastique face à un écran de télévision accompagnée d’une musique hyper dynamisante.

Ouf, le calme revient en musique

Au détour de mots lancés au hasard d’une conversation, je prends des nouvelles des leçons de violon de ma première petite fille. Et la voilà déboulant avec son violon et trépied avec les partitions bien entendu. S’ensuivit un petit concert.

De morceau en morceau, ce bout de chou se prend au jeu de l’amusement avec des morceaux qu’elle maîtrise. Miracle… c’est la première fois qu’elle prend plaisir, sans aucune contrainte, à jouer des petits morceaux avec succès.

Pourquoi était-ce une journée inoubliable 

Écrire pour graver les souvenirs heureux devient impérieux quand l’instant est magique. En rentrant ce soir, mes pensées étaient suspendues entre 2 eaux. Je me demande comment je suis rentrée chez moi. Le cœur léger ce matin, j’avais le cœur lourd ce soir malgré cette journée magnifique. Déménageant à 800 km dans quelques jours, même si c’est un  choix mûrement réfléchi, il est difficile d’accepter la séparation, tant pour soi-même que pour les proches. Je m’éloigne de certains en les peinant et me rapproche envers d’autres qui sont ravis. Un meilleur cadre de vie m’attend : maison spacieuse, jardin, calme, nature…  

Écrire pour graver les souvenirs heureux…

pour les raconter plus tard. Mon rêve se réalise enfin,  même s’il m’éloigne de mes petites filles, je sais qu’elles seront heureuses de venir passer leurs vacances en ces lieux idylliques. Les années vont passer, cette journée est gravée dans mes souvenirs et un jour, je le raconterai à mes 2 princesses.

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